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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 21:30

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parmi les evenements qui ont link  certainement comptés avant la révolution égyptienne et qui ont dans une certaine proportion contribué de maniére conséquente a sensibiliser les citoyens égyptiens sur la situation de corruption qui caractérise le pays...la musique rap et  celui ci que vous pouvez écouter en est une illustration parfaite, de part les mots trés puissants qui y sont dit ,pour la musique ,elle est parfaite ,enfin je vous laisse apprécier.

 

                                                      link

 

 

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 04:40
La commune d’Oran vient d’accorder une superficie de plus de 60 hectares pour accueillir le plus grand cimetière d’Oran. Cette décision entre dans le cadre de la nouvelle politique de gestion rationnelle et scientifique des pompes funèbres à même de mettre le holà aux profanations. «La prise en charge des cimetières doit être effective et réelle reposant sur des règles élémentaires régissant le droit à la tombe et à sa gratuité» a déclaré, hier, Sadek Ben Kada, président de l’APC d’Oran.
Ainsi, des dispositions d’ordre prioritaire viennent d’être prises pour améliorer la situation du site. D’autres cimetières, comme celui, Chrétien de Tamashouët à El-Hamri, celui de Petit-Lac et le cimetière israélite de Mdina Djedida sont tout aussi pris en charge à la faveur de la nouvelle stratégie. La gestion des cimetières est «budgétivore». Elle nécessite, annuellement, au moins 30 millions de dinars sachant qu’on dénombre au moins 500.000 sépultures au cimetière de Aïn El-Beïda depuis son ouverture en 1956.
D’autre part, la politique des pompes funèbres sera axée sur l’embellissement des cimetières. «La partie nouvellement ouverte aux enterrements sera dotée d’un éclairage public, l’eau et la sécurité sans pour autant occulter l’ancien cimetière», a indiqué le maire d’Oran ajoutant que les murs d’enceinte seront consolidés ou refaits. Aussi, la nouvelle parcelle qui vient d’être ouverte sera reboisée. L’opération a commencé hier en présence de toutes les autorités locales. Au total, plus de 1500 arbres, plantés auparavant sur le tracé du tramway d’Oran, ont été déracinés pour être réimplantés le long des pourtours du nouveau cimetière. «Cette opération, qui sera suivie par d’autres, est très importante», a affirmé le maire. Sur un autre plan, un carré spécial réservé aux morts étrangers, notamment les Chinois, vient d’être ouvert à cet effet. «Les morts chinois seront enterrés au niveau du cimetière chrétien d’El Hamri», a-t-il annoncé. De son côté, le premier responsable des pompes funèbres de la commune d’Oran, M.Lalaoui, a indiqué que «plus d’une dizaine de Chinois sont déjà enterrés dans ce cimetière». La gestion de toutes les nécropoles, sans aucune distinction ni ségrégation, doit reposer sur des normes rationnelles et scientifiques.
Le cimetière américain géré par l’ambassade de France en Algérie et la nécropole israélite bénéficieront d’un intérêt concret de la part de la municipalité d’Oran.
source; le temps
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 00:00
Deux jeunes Oranais téméraires ont réussi l'exploit de rallier l'Espagne en jet-ski. L'information, insolite à plus d'un titre, a été rapportée par le propriétaire des bolides de mer qui ont servi pour la traversée minutieusement préparée par les deux compères. En effet, les deux jeunes, originaires de la cité Djorf Es-salia dans la commune d'El-Ançor à Oran, ont préparé leur escapade en louant dans un premier temps des jet-skis qui leur ont permis le transport de carburant, de nourriture et de vêtements qu'ils avaient dissimulés dans une cache à l'Ile plane (Iles Habibas). Cette première étape achevée, ils sont rentrés à Bousfer pour restituer les deux bolides de mer. Le lendemain, ils sont revenus à la charge pour la deuxième étape et le grand voyage. Pour ce faire, ils ont choisi deux jet-skis d'une puissance assez élevée et ont pris la mer. Après une escale de ravitaillement à l'Ile plane, ils reprennent leur chemin. Leur accoutrement leur permet de pénétrer sans encombre les eaux territoriales espagnoles. Pour ne pas éveiller les soupçons des éléments de la Guardia civile espagnole, ils avaient mis des vêtements de plage, des lunettes de soleil et des casquettes. Le parfait costume du touriste aisé parti pour une balade en haute mer. Rien ne laissait deviner qu'ils étaient des harraga qui tentaient la grande aventure vers l'inconnu. Ils avaient beaucoup d’assurance, des vêtements haut standing et des bolides superpuissants comparé aux embarcations de fortune dans lesquelles s'entassent d'habitude des clandestins enguenillés et affamés. Ils ont débarqué sur une plage espagnole où les attendait un ami qui les aidera à vendre les deux jet-skis et se rendre à Barcelone. Quelques jours plus tard, ils appelleront le propriétaire des jet-skis pour l'informer de leur aventure et lui promettre de le dédommager à la première occasion. Aux dernières nouvelles, les deux compères se sont séparés, l'un pour rejoindre l'Allemagne et l'autre la France.
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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 17:49

Dans le top 5 des marques locales en Algérie, on trouve Hamoud Boualem (35,5%), Cevital (29,6%), Soummam (21,1%), Djezzy (17,5%) et Mobilis (16,5%) l Avec un taux de pénétration de 75% de la téléphonie mobile dans le Maghreb, le finlandais Nokia est propulsé première marque.



Initiée par Sigma Groupe, une étude sur les marques au Maghreb a révélé les différentes sensibilités des consommateurs au Maroc, en Algérie et en Tunisie. L’échantillon est constitué de 2000 personnes par pays qui habitent dans les milieux urbains. L’étude a été réalisée du 15 mai au 10 juin derniers auprès de la population maghrébine âgée de 12 ans et plus. Les résultats de ce baromètre renseignent sur les tendances, les aspirations et l’évolution notoire des modes de consommation de ces dernières années (télécoms, cosmétiques, prêt-à-porter). Il traduit un changement de mentalités et un penchant à adopter des codes vestimentaires et comportementaux universels dopés par un pouvoir d’achat en évolution et une propension à consommer plus de produits de qualité et des marques à forte notoriété et valeur ajoutée. Dans le top 5 des marques locales en Algérie, on trouve Hamoud Boualem (35,5%), Cevital (29,6%), Soummam (21,1%), Djezzy (17,5%) et Mobilis (16,5%). Ainsi, il a été démontré que les marques locales qui ont adopté des stratégies de communication agressives (usage de la publicité TV notamment), s’apparentant aux politiques des multinationales disposent d’un fort capital marque.

La fonction marque au Maroc est plutôt aspirationnelle, en Algérie et surtout en Tunisie est davantage fonctionnelle (usage). Avec un taux de pénétration de 75% de la téléphonie mobile dans le Maghreb, la marque finlandaise Nokia est propulsée première marque. Avec un taux de 60% de jeunes de moins de 30 ans, les marques sportwear Adidas et Nike jouissent d’un capital marque appréciable. Coca- Cola demeure une marque forte dans le Maghreb. Les marques sud-coréennes d’électroménager Samsung et LG ont pris la place des Sony et autres Thomson ou Philips. L’absence des services et autres produits bancaires, financiers, informatiques est notoire, malgré l’effort en communication et publicité sur ce type de produits. L’élément essentiel du capital marque est la fidélité de la clientèle qui dépend de la satisfaction des consommateurs, des « coûts » de passage d’une marque à une autre et de la relation affective entre la marque et ses clients. La notoriété de la marque se réfère à sa mémorisation, son attribution et sa place dans la mémoire des consommateurs. La qualité perçue permet d’augmenter les prix, les parts de marché et le retour sur investissement. La marque a pour principale fonction de guider les choix de l’acheteur potentiel dans un univers d’offre multiple. Elle est un signe de différence qui permet d’identifier le produit concerné. L’impact d’une marque se juge à sa notoriété, à son image et à sa capacité de modifier un comportement d’achat.

source: el watan

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 23:35

A peine parvenue à l'opinion, la décision d'adopter le vendredi et le samedi comme week-end fait déjà des gorges chaudes. Comme s'il était acquis et «normal» que les algériens travaillent quand ils veulent et comme ils veulent, voilà une première réaction, sentencieuse et irréversible : personne ne travaillera la matinée du vendredi.

En plus de faire douter de la pertinence d'une décision politique que beaucoup souhaitaient et qu'apparemment peu de monde attendait de si tôt,  ce type de réflexion a l'avantage de se tenir à distance respectable du statu quo et du changement.

On ne saura sans doute jamais si ses auteurs sont pour ou contre la mesure puisqu'ils ne nous disent pas s'il fallait quand même la prendre, même sa traduction sur le terrain pose problème ou alors il fallait, pour les mêmes raisons, que les choses continuent comme elles étaient. Autre type de réaction, «ça va chambouler les habitudes» et apparemment, ce n'est pas bien pour tout le monde.

On ne saura pas non plus en quoi bousculer des torpeurs dont certaines relèvent d'un mortel anachronisme serait suspect, mais on sait d'expérience que les décisions qui impliquent un changement immédiat dans les… habitudes ne sont pas toujours intégrées avec la rapidité ou l'adhésion que supposent leur pertinence et leurs retombées. Pourtant, en termes de retombées, la décision de lifter notre week-end nous rapproche de la norme universelle, et à ce titre, tout le monde en appréciera les implications.

Un jour et demi de plus dans nos rapports avec l'écrasante majorité des pays du monde, ça ne se quantifie certes pas avec autant de palpabilité chez l'homme d'affaires que chez le citoyen lambda, mais tout le monde peut en attendre quelque bienfait sur ses mouvements de la vie ordinaire. Et une fois passé le factice désagrément fait à l'habitude, on en reviendra.

L'argument religieux étant évacué en conservant le vendredi ou son après-midi, plus aucune raison sérieuse n'est susceptible de remettre en cause une décision qui, en plus de son efficacité, nous rappelle que la volonté politique peut venir à bout de toutes les pesanteurs.

Et si cela peut inspirer d'autres coups de pied dans d'autres fourmilières, il n'y a vraiment pas de souci à ce que les sceptiques, les «habitués» et les sentencieux attendent un peu pour s'en remettre.

laouarisliman@gmail.com
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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 07:58

Selon un rapport établi par la ligue arabe sur la problématique de la fuite des cerveaux locaux vers les pays développés, l'Algérie occupe une importante position parmi les pays  arabes en matière «d'exportation»  de cerveaux et de compétences en direction des pays occidentaux, avant d'autres pays voisins tels que le Maroc et la Tunisie. 

Cependant, il révèlera que la principale cause de cette fuite est due essentiellement au principe de la concurrence et à la mondialisation entre les pays développés. La totalité de ces «fugitifs»  avoisine les 74%, soit 19,7 millions de personnes,  en comptant les Egyptiens et les Libanais.

Le rapport, baptisé sous le thème «fuite des compétences, hémorragie ou opportunité ?» qui fut  réalisé par la ligue  arabe avec le soutien du Fond des Nations unies pour la population, a précisé que les destinations les plus prisées sont la France, qui détient la part du lion avec un taux de 40%, puis les Etats-Unis avec 23% et enfin le Canada  avec 10%.

Ces chiffres traduisent que le principal motif de ces évasions est lié surtout à l'aspect économique. Et comme illustration, il a été mis en exergue les remarquables  réalisations de ces compétences dans  leurs «nouvelles nations».

Dans ce sens, ces prouesses ont fait l'objet d'une comparaison entre les communautés arabe, chinoise et indienne, avec une nette supériorité en nombre, ce qui révèle la supériorité en compétence de la communauté arabe.

Un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur
Il est à signaler, par ailleurs, que ce rapport mettra l'accent sur la courbe ascendante observée par ce fléau, notamment au cours de ces dernières années où lors de la décennie 1990-2000, une nette progression a été enregistrée, dont le nombre est passé de 2,5 millions à 4,9 millions. 

Cette tendance  a triplé dans certains pays, à l'exemple du Yémen, de Djibouti, du Soudan et particulièrement de la Mauritanie.

«La fuite de ces compétences représente une grosse perte pour leurs pays, d'autant plus que cela fera défaut sur le développement et la construction de leur nation ; par contre, cette situation fait le bonheur des pays occidentaux», indiquera le rapport.                                 

S'agissant du volet des solutions, le rapport de la Ligue arabe incitera les autorités des pays touchés à trouver de nouvelles politiques d'échange pour contrer ce fléau qui frappe dans la majorité des cas les secteurs de la santé et de l'enseignement.

Le Temps

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:07

La branche maghrébine d'Al Qaïda a menacé de se venger de la France après que son président, Nicolas Sarkozy, a déclaré que la burqa n'y était pas la bienvenue, a rapporté hier le centre américain SITE, citant des forums jihadistes sur internet. «Hier c'était le hijab et aujourd'hui, c'est le niqab», a affirmé le terroriste à la tête d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) Abou Moussab Abdoul Wadoud.

«Nous nous vengerons de la France et de ses intérêts par tous les moyens à notre disposition, pour l'honneur de nos filles et de nos sœurs», a-t-il ajouté. Le président français a affirmé «solennellement» le 22 juin que la burqa n'était «pas la bienvenue» en France.

Le voile intégral «n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement, c'est un signe d'abaissement» de la   femme, a-t-il lancé. Une mission parlementaire française a été chargée d'enquêter pendant six mois sur le port de la burqa ou niqab.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:53

Créé pour partager des informations, des photos, des vidéos et retrouver des amis d'enfance ou des membres de la famille, les réseaux sociaux servent actuellement d'instrument de propagande politique et d'espace de recrutement des agents des services secrets.

Consciente du rôle important que joue Facebook dans la collecte de l'information, la CIA a effectué un investissement de plus de 40 millions de dollars pour développer ce réseau social fréquenté par 170 millions d'internautes dans le monde.

Même s'il est difficile de prouver l'existence de liens directs entre la CIA et les réseaux de socialisation, des journalistes et des enquêteurs ont tout de même réussi à faire la lumière sur le rapport indirect qu'entretient l'agence américaine du renseignement et Facebook.

Selon une enquête d'un journaliste britannique publiée en 2008 dans le journal The Guardian, la CIA a investi dans Facebook bien avant qu'il ne devienne l'un des réseaux sociaux les plus populaires d'Internet.

Un autre journaliste affirme que Facebook est un outil sophistiqué financé par l'Agence Centrale d'Intelligence (CIA), qui non seulement l'utilise pour le recrutement d'agents et la compilation d'informations sur toute la planète, mais aussi pour monter des opérations sous couvert. D'ailleurs, depuis décembre 2006, la CIA utilise Facebook pour recruter de nouveaux agents.

En 2008, les services du renseignement britanniques ont eu recours au site Facebook pour recruter du personnel. Le Secret Intelligence Service (SIS) ou MI6, service du renseignement extérieur, publie des annonces depuis quelques semaines sur le site Facebook dans le cadre de sa campagne de recrutement. Dans le cadre de la propagande politique, Facebook a proposé aux internautes, au lendemain de l'élection présidentielle iranienne, une version en farsi.

Une manière, selon certains analystes, d'aider les partisans de Mir Hossein Moussavi à mobiliser la rue dans le cadre de la contestation de l'élection de Ahmadinejad.

Dans la foulée, le gouvernement américain est intervenu auprès du réseau de socialisation Twitter pour retarder une opération de maintenance prévue de longue date pour ne pas priver les Iraniens de ce dernier outil de communication.

Pour rappel, Barack Obama a utilisé Twitter comme outil médiatique lors de sa campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2008. Les réseaux sociaux offrent un espace de libre débat et d'échange d'informations pour les internautes… Ces informations sont utilisées aussi pour des objectifs plus obscurs.

source: le temps

 

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:24
On te voit le bout des seins à travers le chemisier ?" Henri, un Français d’une cinquantaine d’années vivant à Lyon, envoie ce SMS à un numéro de téléphone abrégé. Cela lui coûte 1 euro. Son destinataire est une belle brune qui vient de lui transmettre par MMS une photo d’elle vêtue d’un haut blanc très moulant. Henri entame alors une conversation érotique, via des textos tapés sur le clavier de son téléphone, avec une femme qu’il croit être une Française de 32 ans nommée Sylvie habitant près de sa ville.

Mais Sylvie n’existe pas. A l’autre bout du fil ou, plus exactement, d’un clavier d’ordinateur, c’est un jeune Marocain de 22 ans, Reda, qui alimente ses fantasmes. Il travaille comme téléopérateur érotique à Casablanca. A ses côtés, une vingtaine de garçons et de filles du même âge sont engagés dans des conversations similaires avec des clients qui se trouvent en France et en Belgique.

Il y a une dizaine d’années, la baisse du prix des télécommunications et les faibles salaires au Maroc ont poussé les sociétés qui offrent des services téléphoniques – renseignements, vente par correspondance et autres – à déménager leurs plates-formes dans ce pays. Selon des sources proches de cette industrie, elles réduisaient ainsi leurs coûts de 30 à 40 %.

Les premiers à débarquer ont été les mastodontes français du secteur. Puis les espagnols Atento et Grupo Konecta ont ouvert des sièges à Tanger, à Tétouan et à Casablanca. Aujourd’hui, on trouve au Maroc 140 plates-formes, qui génèrent 25 000 emplois. Il y a quelques années sont venues très discrètement de France d’autres sociétés du même secteur, mais spécialisées dans ce que les Français appellent la "messagerie rose". Elles se sont enregistrées comme fournisseurs de services téléphoniques, sans préciser qu’elles se consacraient à la messagerie érotique. Il ne leur a pas été facile de recruter des salariés dans un pays musulman, où elles ne pouvaient pas passer d’annonces dans la presse. "C’est par le bouche-à-oreille que j’ai appris qu’elles embauchaient", se souvient Reda, étudiant en économie, engagé il y a deux ans. "On m’a proposé de passer un test pour un emploi dans les télécommunications culturelles, mais il était très clair qu’il s’agissait seulement de parler de sexe, poursuit-il, bien qu’aujourd’hui nos services se soient étendus à l’astrologie et à la voyance par SMS."

Reda, un garçon costaud et jovial, et Samira, une frêle étudiante en pharmacie de 23 ans, sont les seuls téléopérateurs qui aient accepté de me parler. Mais à condition que je ne publie pas leur vrai nom ni celui de leur entreprise. Les contrats qu’ils ont signés interdisent de divulguer le contenu de leur travail, que leurs parents ignorent aussi. "Je ne l’ai dit à personne, même pas à mes meilleures amies, avoue Samira. J’ai honte." "Pour le téléopérateur, c’est comme s’il était sur Messenger, explique Reda. Il y a des filles et quelques garçons virtuels, avec un profil préétabli incluant un nom, un âge, un lieu de résidence, des mensurations et, bien entendu, des photos de gens séduisants, mais pas trop beaux, pour rester crédibles. Les clients s’adressent à eux et nous leur répondons comme si nous étions dans leur peau."

Il faut leur envoyer au moins 150 SMS par heure pour exciter leur libido "et obtenir le taux de réponse le plus élevé possible – il ne dépasse jamais 90 % –, faire durer la conversation et se débrouiller pour qu’ils demandent par exemple qu’on envoie sur leur portable des vidéos où leur interlocutrice fait un strip-tease", au prix de 3 euros l’unité. "Les clients sont de tout type, en majorité des hommes frustrés ou immatures, qui cherchent du sexe virtuel mais aussi parfois de la tendresse, précise Samira. Il y a aussi des gays et quelques femmes qui souvent se sentent seules. Ce sont les seules qui préfèrent se connecter à notre salon 'soft' pour des discussions moins crues." "Beaucoup finissent par demander notre numéro de portable pour avoir un contact plus direct et certains sont si mordus qu’ils vont jusqu’à se déclarer à la fille virtuelle, poursuit Samira. Cela me donne encore plus mauvaise conscience de faire ce travail."

Les garçons et les filles de la plate-forme s’occupent indifféremment d’utilisateurs des deux sexes, "bien que la plupart d’entre nous préfèrent les hommes, parce qu’ils sont faciles à exciter", ajoute Reda. La durée de travail est de huit heures au maximum par jour et, lorsque le service est terminé, "un collègue prend la relève avec le client échauffé".

Dans le duplex de Casablanca où la plate-forme a été installée travaillent 150 jeunes téléopérateurs, dont seulement un tiers de femmes. Mais il n’y en a jamais plus de 25 à la fois. Ils répondent aux SMS vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept sous la supervision de chefs français. Selon Reda et Samira, il y a à Casablanca deux autres centres de messagerie rose, plus petits.

Les téléopérateurs sont payés l’équivalent de 1,90 euro l’heure de jour et 2,55 euros l’heure de nuit. Une personne travaillant quarante heures par semaine gagne un peu plus de 330 euros par mois, un tiers de ce qu’elle gagnerait en France. Les revenus de Reda avoisinent cependant les 500 euros. "Je me suis reconverti dans les nouveaux produits, la voyance et l’astrologie, qui sont mieux rémunérés", explique-t-il. Reda est issu d’une famille aisée et vit avec ses parents. "Je travaille pour être indépendant", déclare-t-il. Samira n’est pas de Casablanca et loge dans un foyer d’étudiants. Elle ne bénéficie d’aucune bourse d’études et ses dépenses sont payées par ses parents. "Je travaille pour leur coûter moins cher et me permettre quelques extras", précise-t-elle, comme si elle voulait s’excuser.

Comment les filles vivent-elles le fait d’avoir cette "spécialisation" dans un pays musulman ? "Pour la majorité, ce n’est qu’une source de revenus, et il y en a même parmi nous qui portent le hidjab [voile islamique], répond Samira. Mais il y en a aussi qui ne l’ont pas supporté et qui sont parties. Pendant la pause, sur la plate-forme, nous nous racontons parfois ce que nous ont sorti les clients. Mais, à l’extérieur, nous faisons abstraction de notre profession."

in Courrier international

 

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 20:27

linkVouloir interdire la burqa en France, un autre sujet qui revient sous les feux de la rampe pour disons le entretenir cette phobie de l’islam et surtout pour ceux qui le savent c’est une autre manière de cacher le vrai problème de fond qui est la faible intégration des populations immigrées en France. Le port de la Burqa est un signe de cette non-intégration. ce n’est pas en l’interdisant que le problème serait réglé, a ce propos, je citerais l’interdiction faite a toutes les filles qui porteraient ,non pas la burqa mais juste un foulard, de suivre une scolarité normale au nom du sacro saint principe de la laïcité de l’école en france , ce que l’on ignore , c’est que par ce geste ,les autorités françaises n’ont fait que, les enfoncer dans la gueule du loup ,le résultat est sans appel.

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