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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 14:18

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L’autorité monétaire comme les pouvoirs publics sont mis au défi de mettre en place des bureaux de change qui sont pourtant prévus depuis des années par la législation y afférente. La suppression de l’informel que le gouvernement appelle de ses vœux ne saurait s’abstraire d’une lutte frontale contre ce qui est considéré, à juste titre, comme la principale source de l’économie parallèle.

L’annonce par le gouverneur de la Banque d’Algérie d’une prochaine révision à la hausse de la marge (droit de change) de 1% des bureaux de change ne semble pas inquiéter outre mesure les cambistes illégaux du marché parallèle du square Port-Saïd, à Alger. Lors d’une virée, hier, au fief algérois du change au noir, les «traders»..(je ne savais pas qu'on avait des traders en Algérie) rencontrés affirment d’abord qu’ils suivent avec attention l’évolution de cette «affaire».
 «Depuis que la presse parle de nous, des déclarations des responsables de la Banque d’Algérie et du ministre des Finances sur ce sujet, nous nous attendons, chaque jour, à ce que la police vienne nous ordonner d’évacuer les lieux.» C’est ce qui a été fait avec les revendeurs sur les places publiques auxquels un ultimatum de quelques jours avait été lancé pour ne plus y installer leurs marchandises.   

Mais, à bien lire ce qui se dit à propos des bureaux de change, nous ne pensons pas qu’ils seront réellement mis en place», explique un groupe de trois cambistes occupant le coin d’une ruelle.
Très à l’aise dans sa discussion, une grosse liasse de billets (dinars et euros) dans la main, l’un d’entre eux affirme qu’il ne s’attend à aucune mesure concrète dans ce sens. Il en veut pour preuve le fait que «l’éradication du marché du Square n’aurait pris que quelques heures de présence policière, si vraiment les autorités avaient l’intention de s’en débarrasser». «Nous nous sommes habitués aux menaces et autres déclarations sans suite. La mise en place de bureaux de change officiels a été annoncée depuis des années mais jamais appliquée...(bien dit..garçon)

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Et même s’ils sont créés, ce marché continuera d’exister», rétorque un autre cambiste. Pour lui, cette activité, même illégale du point de vue de la loi, ne devrait pas être comparée au commerce informel auquel l’Etat a décidé de s’attaquer. Car, explique-t-il, «les cambistes qui vivent de ce petit commerce ne dérangent personne, ne salissent pas les lieux et ne font aucune concurrence déloyale à qui que ce soit. (chouf assidi) Bien au contraire, ils facilitent la tâche à tous ceux qui sont dans le besoin d’échanger de l’argent, surtout les hommes d’affaires qui ne veulent pas passer des mois à attendre un crédit documentaire»...oui ils brassent des chiffres d'affaires énormes sans payer un centime aux impots,c'est pour cela que ça ne les intéresse pas

A la question de savoir s’il serait prêt à basculer vers une activité légale de change si elle venait à être attractive et financièrement avantageuse, Abderrahmane, un habitué des lieux, ne cache pas sa méfiance : «Je serais tenté de le faire si je ne connaissais pas les rouages de l’administration et tous les tracas par lesquels on doit passer pour lancer une affaire. Je préfère me contenter du peu (ah oui vraiment du peu) que je gagne ici et m’éviter les surprises auxquelles on s’expose en ayant affaire au fisc, à l’administration du commerce, des finances et autres. Et puis, qui me dit que l’activité dans un bureau de change officiel sera totalement libre pour qu’on puisse fixer les prix et les commissions ?»

Evoquant les risques liés à ce métier, notre cambiste affirme avoir, aujourd’hui, ses propres clients dont il connaît la provenance de leur argent, ce qui ne peut pas être le cas dans un bureau de change officiel.(waow) «Ces bureaux sont le point de passage de sommes importantes en espèces de diverses provenances et, avec tout le trafic qui se passe dans le pays, on ne peut pas prendre toutes les précautions afin de s’assurer qu’on n’est pas utilisés pour convertir de l’argent d’origine illicite»,(ya habibi..tu t'inquiéte pour le blanchiment) explique encore notre interlocuteur. C’est la raison pour laquelle il dit être convaincu que personne, parmi les «professionnels» du change et des transactions monétaires, ne s’engagera dans une telle aventure tant que l’argent sale et mal acquis circule encore. C’est sûr, le square Port-Saïd a encore de beaux jours devant lui.(quelle conclusion,quels arguments ,c'est du tonnerre ..j'en tombe à la renverse..)

(mes commentaires sur l'article que j'ai trouvé marrant sont entre parenthéses et en italliques soulignés)

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 10:31

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70 % de l'image d'une personne se construit dès les premiers jours.
Se faire des alliés plutôt que d'opter pour un rapport de force.
L'écoute et l'humilité restent des qualités indispensables pour bien entamer sa nouvelle mission.
Il importe d'exposer clairement les objectifs, apaiser les esprits et surtout taire les rumeurs.

 

Je me souviens d’un cadre qui a mal vécu sa première expérience de manager d’équipe. Il a été promu au sein de son groupe pour prendre en charge l’une des filiales. Malgré ses nombreuses qualités, il n’a pas pu s’imposer, se faire respecter par ses anciens collègues parce qu’il avait du mal à communiquer sur les enjeux, à définir les priorités... Résultat des courses, le groupe a fini par s’en séparer», raconte un DRH.
Cette histoire illustre parfaitement les difficultés auxquelles peut être confronté un manager qui en et à sa première expérience.

La transition n’a pas été de tout repos pour ma première prise de fonction. Il fallait apprendre à gérer le groupe, gérer les conflits et maintenir l’esprit d’équipe autour de projets fédérateurs. Heureusement que j’ai été coaché par un superviseur avec qui je traitais des situations réelles», confie Abdesslam Omari, Dg de Soft Key Technologies.
Il convient de souligner à ce propos qu’un nouveau manager, surtout s’il vient de l’extérieur, n’est pas forcément accueilli par tous avec un tapis rouge. Et pour cause, en raison d’une situation interne difficile, des souvenirs laissés par un prédécesseur charismatique ou d’une nouvelle stratégie en vue, on attendra beaucoup de lui. Dès lors, on ne lui pardonnera rien. Les spécialistes RH rappellent d’ailleurs que  70% de l’image de la personne se construit dès les premiers jours de l’intégration. Autant dire que la personne doit agir avec précaution.

Il ne faut pas oublier qu’un mauvais départ compromet inévitablement les relations de travail par la suite parce qu’il sera difficile d’asseoir l’autorité. Ce faisant, le nouveau manager -s’il est recruté de l’extérieur- doit bien connaître les raisons de son recrutement, l’état d’esprit de sa prochaine équipe, la culture de l’entreprise, les causes du départ de son prédécesseur... L’entreprise doit, pour sa part, faire un effort pour l’accueillir dans de bonnes conditions
Programmer des entretiens  individuels pour connaître chaque membre de l’équipe
Comme dans toute entreprise qui se respecte, une intégration se prépare. Annonce de l’arrivée prochaine du nouveau membre, présentation devant les collègues le premier jour, réunion avec les plus proches collaborateurs sont autant d’étapes à respecter.

L’idéal, c’est d’arriver à un dosage entre management directif et management participatif
Pour beaucoup de managers, l’écoute et l’humilité restent des qualités indispensables pour bien entamer leur nouvelle mission.
«Je me souviens avoir été le plus jeune chef de vente de l’entreprise avec des commerciaux expérimentés et plus âgés à gérer. Ça n’a pas été toujours facile mais j’en ai tiré comme enseignement que la crédibilité se gagne sur le terrain avec le temps», souligne Laurent Boleau, Dg du portail de l’immobilier Selektimmo.
Si on hérite d’une équipe difficile, qui manifeste des réticences au changement, s’englue dans les rivalités personnelles ou se trouve en état de démotivation, il faudra chercher à se faire des alliés plutôt que d’opter pour un rapport de force.
L’idéal, c’est d’arriver à un bon dosage entre un management directif et un management participatif. Il s’agit de tracer aux collaborateurs le chemin à prendre et de leur montrer comment y parvenir sans avoir peur d’imposer une solution ou une idée lorsqu’il s’agit de résoudre un problème.
Grâce à une écoute attentive qui permet de cerner les besoins et attentes des collaborateurs, le manager peut aussi agir progressivement pour briser les résistances. «Une meilleure intégration d’un nouveau manager dépend aussi de sa disponibilité. Une porte ouverte est le gage d’une bonne relation de travail», poursuit M. Barrau.
En définitive, le bon manager est celui qui aura réussi à mettre en place un système efficace de fonctionnement pour ses collaborateurs, qui laissera des repères, lorsqu’il quittera son poste, et aussi un excellent souvenir pour ses qualités professionnelles et comportementales.

 

 

 

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 07:57

Le constructeur français Renault a soumis au gouvernement un projet «d'intention» portant montage de trois marques de voitures en Algérie. Il s'agit de la Symbol, la Logan et la Sandero. De sources proches du dossier, on apprend que l'offre de Renault est actuellement entre les mains du Premier ministre Ahmed Ouyahia et devra faire l'objet d'un examen du Conseil des participations de l'Etat (CPE).

Pour l'heure, le projet est seulement au stade «d'intention», comme le précise clairement le document comportant l'offre. A travers ce document, la firme française propose de faire le montage des trois marques en Algérie, sans pour autant préciser si elle se conforme aux nouvelles orientations de gouvernement en matière d'investissement.

Le nouveau dispositif, pour rappel, oblige tout investisseur étranger à s'associer à 51% à un partenaire algérien. Précisons tout de même que le gouvernement pourrait contourner cette contrainte et autoriser un investissement à 100% du constructeur automobile en Algérie,

comme cela a été fait pour Lafarge. Le nouveau code des investissements sur lequel travaille actuellement un comité interministériel présidé par le département de Karim Djoudi apportera sûrement les éclaircissements nécessaires à ce propos.

L'autre réserve émise serait en rapport avec les avantages demandés par la firme française. Il s'agit, indiquent nos sources, d'avantages conventionnels (prix préférentiel de l'énergie), mais aussi de facilité à disposer de l'outil de SNVI pour le montage des voitures.

Rappelons que Renault a été en négociations très avancées avec la Société nationale des véhicules industriels pour le montage d'une gamme de véhicules dont la Kangoo (véhicule utilitaire).

Le dossier a été finalisé et remis au ministre des Participations et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar), sans suite ! Résultats des courses : Renault a préféré investir au Maroc où toutes les facilités lui ont été accordées, y compris une ligne de chemin de fer.

L'Algérie a donc perdu un important projet au profit de ses voisins pour des raisons qui demeurent inconnues. Il ne reste donc qu'à espérer voir la nouvelle offre de la marque au losange se concrétiser. L'Algérie cessera ainsi d'être un simple comptoir commercial pour les entreprises françaises

source;le temps d'algerie

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 07:23
Des crédits d’investisse-ment à long terme, d’une durée maximale de 25 ans pour le financement des projets des petites et moyennes entreprises (PME), seront bientôt disponibles dans les banques, a annoncé, hier, sur les ondes de la chaîne III, Moussaoui Rachid, DG de l’Agence nationale de développement de la petite et moyenne entreprise. 
Il a révélé, à ce propos, que des réunions interministérielles ont été organisées régulièrement ces derniers mois avec l’implication des établissements financiers dans le but de trouver la meilleure formule pour financer, à long terme, nos petites et moyennes entreprises. Le gouvernement espère mettre un terme ainsi aux entraves rencontrées aujourd’hui par les entrepreneurs pour le lancement de leurs projets. Il est prévu l’injection de fonds supplémentaires en vue d’encourager les banques à créer des mécanismes de financement de crédits d’investissement à moyen et long termes.
En termes plus clairs, il est question de considérer les garanties du Fonds de garantie des crédits aux PME comme garanties de l’Etat pour une meilleure coopération avec les banques. Le crédit-entreprise long terme sert généralement à financer l’achat et/ou la réalisation d’un bien de valeur importante, comme par exemple des constructions ou bâtiments industriels, de gros équipements dont la durée de vie est supérieure à sept ans. Autre annonce faite par ce responsable est la réactivation de l’intermédiation financière pour assister les entrepreneurs dans leur quête de financement. Abondant dans ce sens il a révélé que le projet de la Loi de finances 2010 qui est «prêt et ficelé» devra apporter des réponses chiffrées au secteur de la petite et moyenne entreprise. Il a confié ainsi que des rabattements fiscaux et parafiscaux sont prévus dans la prochaine Loi de finances pour la PME. 
Selon le même responsable, le gouvernement est disposé à aller de l’avant dans ce sens, mais de manière sélective en optant pour les entreprises absorbant une main d’ouvre importante ou celles désireuses d’investir dans des secteurs à valeur ajoutée comme l’industrie et la mécanique.
La Loi de finances complémentaire 2009 comporte également de nouvelles mesures au profit de la PME, notamment en matière d’allégement de la pression fiscale, l’exonération de l’impôt sur la recette globale de certaines entreprises, le renforcement des garanties contre les risques qui découlent des financements des crédits à l’investissement et l’amélioration de l’environnement de l’investissement, rappelle-t-on. Revenant sur la mise à niveau des entreprises, il a déclaré que le programme MEDA II sera lancé prochainement avec, comme objectif, une diversification du tissu industriel en Algérie qui reste dominé par l’agroalimentaire. Le programme européen Méda II, signé en mars 2009, comporte des mesures de soutien et de mises à niveau au profit de la PME.
Le coût de ce programme est de 45 millions d’euros, dont 40 millions proviennent de l’Union européenne, 1 million d’euros constituant la contribution du gouvernement algérien et 4 millions d’euros représentant l’apport des petites et moyennes entreprises. Questionné sur le taux de mortalité important de la PME en Algérie, il avoue que les entreprises sont confrontées à des entraves environnementales. Il existe ainsi des carences dans le domaine des technologies, de la qualité des produits, de la formation des ressources humaines, du management et des coûts de transaction qui obèrent non seulement leur compétitivité mais, à moyen terme, leur pérennité, et voire même à cours terme, leur survie avec le démantèlement tarifaire et l’ouverture économique.
Il est à noter que le ministre de la PME et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, a déclaré, dimanche, devant les directeurs des Chambres de commerce et d’artisanat, que le secteur de la PME et de l’artisanat a connu une évolution considérable durant le premier semestre 2009 en réalisant 80% des projets programmés.
Cette évolution est reflétée à travers l’augmentation du nombre des petites et moyennes entreprises qui représentent 99% du total des entreprises. Leur nombre a atteint, selon le ministre, 408.753 unités durant le premier semestre de l’année 2009, soit une hausse de 17.000 entreprises. Le nombre de postes de travail dans le secteur a également connu une évolution. Il est recensé 1.325.614 postes, soit 40.000 postes supplémentaires. Le gouvernement ambitionne, dans le cadre du prochain quinquennat (2010-2014), de créer 200.000 petites et moyennes entreprises.
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 01:02
Les actifs des 100 premières banques islamiques mondiales ont progressé de 66% en 2008 par rapport à 2007 malgré la crise financière mondiale, a indiqué vendredi la presse spécialisée.
Les actifs détenus par ces banques en 2008 étaient de 580 milliards de dollars, contre 350 milliards de dollars un an plus tôt, alors que les actifs des 300 premières banques d’Asie n’ont progressé que de 13,4%, selon une enquête annuelle publiée par un magazine asiatique spécialisé. «Malgré la crise financière (...) qui a touché tant d’institutions occidentales, les banques islamiques ont continué à progresser en taille et en importance», a souligné l’enquête. Le principe fondamental de la finance et de la banque islamique est l’interdiction de l’usure. Dans le classement, les banques iraniennes occupaient 7 des 10 premières places tandis que les banques d’Arabie Saoudite étaient les plus rentables, selon le magazine.
La banque d’Arabie Saoudite Al Rajhi Bank à titre d’exemple affichait un produit net bancaire de 1,74 milliard de dollars, soit plus de 5 fois les bénéfices de la Bank Tejarat, la banque iranienne la plus rentable. En dehors du Moyen-Orient, deux banques islamiques britanniques figurent dans le top 100.
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 21:26
Dénicher un personnel qualifié et de surcroît compétent pour le bon fonctionnement de son entreprise ne constitue guère une équation facile à résoudre pour de nombreux opérateurs économiques activant en Algérie. Non seulement ces compétences ont tendance à se raréfier, compte tenu notamment de la persistance du phénomène de la «fuite des cerveaux»

de nature à déposséder le pays de son élite, ce genre de personnes aux aptitudes professionnelles très sollicitées sont qualifiées «d'instables» par quelques responsables d'entreprises.

Jamel Eldine Zerouk, directeur général délégué aux opérations au niveau de l'entreprise HB Technologie, fait partie de cette catégorie de gérants qui déplorent l'attitude instable des compétences professionnelles. «Les compétences en Algérie sont instables. Elles sont toujours en quête de la meilleure offre lucrative en matière de rémunération, et ce, au grand dam de la culture de l'entreprise et de l'esprit de carrière», souligne

M. Zerouk. Ce dernier met l'accent en outre sur ce procédé selon lui «déloyal» et qu'il désigne de «détournement de compétences». Une telle pratique à tendance à gagner en ampleur, comprend-on des explications de M. Zerouk. Notre interlocuteur considère en effet comme étant une grave anomalie le fait «qu'une quelconque entreprise attribue une formation notamment à l'étranger et à des coûts exorbitants pour l'un de ses employés pour qu'au bout du compte une autre entreprise vient le récupérer soit par le biais d'une augmentation de salaire, soit via l'octroi d'autre avantages».

A une question quant à savoir si l'entreprise HB Technologie est en quête d'employés compétents dans des domaines afférents à son activité, notre interlocuteur répond par l'affirmative. Il explique que son entreprise manque d’ingénieurs en électronique et en informatique notamment, ainsi que de spécialistes en management et en matériaux.

Opérant dans le domaine de l'électricité et de la télécommunication, l'entreprise Besmala, implantée à Alger et gérée par l'Egyptien Issam Elsayes, est confrontée, elle aussi, à cet épineux problème qui a pour définition le manque criant de compétences. Son gérant avoue en effet avoir beaucoup de peine à dénicher des spécialistes dans le montage électronique. Ces cas d'entreprises qui peinent à se doter d’un personnel qualifié ne sont quelques exemples parmi tant d'autres illustrant de manière irréversible le manque flagrant de compétences dont souffre notre économie.

Elles se comptent en dizaines ces entreprises relevant du secteur privé qui butent sur de sérieuses difficultés quant à se pourvoir en personnel compétent doté d'une expertise aguerrie dans un domaine professionnel précis. Dans le secteur de la Pme, ce manque à gagner en matière de ressources humaines chevronnées est encore plus important, et ce, compte tenu, indique-t-on de source fiable, du mode de gestion «traditionnel» des petites et moyennes entreprises.

Quid du secteur public ?
Sans doute que les secteurs qui enregistrent un déficit certain en matière de ressources humaines ne sont autres que l'éducation et la santé. C'est en effet un secret de Polichinelle que d'affirmer que beaucoup de nos hôpitaux, en particulier ceux du sud et de l'intérieur du pays, manquent cruellement de spécialistes de la santé. Idem pour le secteur de l'éducation nationale, où le déficit en matière d'enseignants de mathématiques et des langues s'explique, selon le coordonnateur national du Cnapest, notamment par «l'augmentation du volume horaire et aussi les nouvelles orientations du secteur éducatif».

D'autres secteurs, à l'image de celui de l'agriculture, s'emploient présentement à combler le manque à gagner en termes de compétences humaines. «Le problème est en passe d'être résolu, le secteur de l'agriculture est doté de huit instituts de formation des professionnels du secteur à travers le pays», nous a fait savoir une une source de la cellule de la communication au ministère de l'Agriculture.

Il va sans dire que si les pouvoirs publics ont consenti autant d'efforts visant à hisser à un niveau élevé le secteur de l'agriculture, ceci pour la simple et bonne raison qu'il est attendu de ce créneau d'activité de pérenniser l'action du développement une fois que nos ressources en hydrocarbures se tariront.

C'est la faute à l'université, selon le Cread

Le manque de compétences humaines dans divers domaines d'activités résulte également de l'inadaptation de l'Université algérienne aux besoin du marché du travail. C'est en effet l'approche de Bedrani Slimane, du Centre de recherche en économie appliquée (Cread).
«Nos universités ne s'emploient pas à former le profil de compétence qui manque à notre économie et qui est tant sollicité par le marché du travail», déclare

M. Bedrani, contacté hier par nos soins. En sa qualité de rédacteur en chef des Cahiers du Cread, notre interlocuteur avoue «avoir beaucoup de difficultés quant à trouver des spécialistes en économie ou en sociologie qui de par leur niveau seraient aptes à évaluer les écrits et autres analyses faites dans les mêmes domaines précités et ce avant leur parution dans les Cahiers de Cread», affirme M. Bedrani.

Le Cread, soit dit au passage, n'est pas la seule institution à se mettre en quête de sociologues et de spécialistes en économie. Preuve en est et pour les besoins d'une double enquête sur les salaires des Algériens dans le secteur économique ainsi que sur le pouvoir d'achat, le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité social vient tout juste de lancer un avis d'appel d'offres restreint en direction des chercheurs, des spécialistes en économie notamment, pour la réalisation de cette initiative.

Ce qui est à même d'illustrer on ne peut mieux l'idée selon laquelle les chercheurs en Algérie, qu'ils soient économistes, sociologues ou spécialistes dans d'autres domaines, ne courent pas les rues, pour ne pas dire carrément qu'ils sont introuvables.

source:le temps

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 20:55

Pour booster la création de micro entreprises, la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), chargée, depuis 2004, de la gestion du dispositif de prise en charge des chômeurs promoteurs âgés de 35 à 50 ans , a pris récemment une décision salutaire en réduisant l’inscription, auprès des services de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), comme demandeur d’emploi de six (06) mois à un (01) mois pour tout promoteur potentiel éligible à ce dispositif.



Cela contribuera donc à encourager l’investissement à travers ce dispositif puisque auparavant, plusieurs potentiels promoteurs fuyaient ce dispositif parce qu’ils se heurtaient souvent à la note de la Cnac, en la trouvant « bureaucratique ». « La réduction de l’inscription à un mois auprès de l’Anem pour bénéficier du dispositif CNAC est une démarche arrêtée par notre direction générale en collaboration avec les services de l’Anem aux fins de faciliter l’accès à un grand nombre de personnes au dispositif 35-50 ans dans un temps acceptable et souhaité par les chômeurs éligibles à notre dispositif », a déclaré, en substance, le directeur régional par intérim de la CNAC de Blida, une direction qui vient de connaître un changement à sa tête pour mieux booster ses activités.

Par ailleurs, une série d’autres mesures destinées à redynamiser le dispositif de soutien à la création de microentreprises sont prises par la CNAC ; entre autres, l’ouverture imminente de représentations à travers les grandes daïras qui seront élevées au statut de wilaya déléguées et un projet soumis à la tutelle pour validation, concernant le financement mixte des micro entreprises : CNAC et promoteurs seulement, comme cela se fait à l’Ansej. Ce projet répond à une demande émanant de plusieurs promoteurs, lesquels ne préfèrent pas, pour une raison ou une autre avoir recours aux banques (lenteurs bureaucratiques, considérations religieuses…). Ils veulent juste bénéficier des avantages de ce dispositif, dont ceux liés à la fiscalité.

A ce jour, le promoteur voulant concrétiser son projet via la CNAC est obligé de passer par la banque pour pouvoir le lancer, et ce à travers un financement triangulaire (CNAC, banque et promoteur). « Ce financement mixte des projets est une réponse à la demande d’une partie des chômeurs-promoteurs qui souhaitent éviter le recours aux banques pour, notamment, des raisons religieuses (l’usure) et permettra une réduction drastique du temps de maturation des projets de création de micro-entreprises d’autre part », a précisé notre interlocuteur avant d’ajouter : « Notre priorité est le renforcement de notre réseau à travers les territoires des trois wilayas (Blida, Médéa et Tipaza) que nous couvrons, par l’ouverture de représentations à travers les grandes daïras et /ou les grandes communes, pour peu que les autorités locales adhèrent effectivement à ce projet par la mise à notre disposition des moyens infrastructurels adéquats sous toutes formes. » Notons que le promoteur éligible bénéficiera de plusieurs avantages accordés par la CNAC comme la bonification des taux d’intérêt pour les prêts bancaires, la réduction des droits de douanes, l’exonération fiscale et parafiscale, le bénéfice d’un prêt non rémunéré (sans intérêts) de la part de la CNAC. Cette dernière a mis en place aussi un fonds de garantie qui accompagne les banques au cas où le projet du promoteur est déclaré en faillite. Signalons enfin que la direction régionale de la CNAC de Blida, chapeautant outre cette wilaya, Médéa et Tipaza recensé la création d’un millier d’entreprises et d’emplois depuis fin 2004.

source;el watan

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 19:36
 

La loi de finances complémentaire pour 2009 (LFC2009) a sonné le glas des crédits à la consommation. L’article 75 de cette loi stipule que « les banques ne sont autorisées à accorder des crédits aux particuliers que dans le cadre des crédits immobiliers ».



En d’autres termes, plus de crédits à la consommation. Le crédit automobile aura vécu. Cette mesure est applicable à toutes les banques, qu’elles soient du secteur public ou privé. Une source proche du milieu bancaire algérien nous a confirmé l’entrée en vigueur de cette disposition introduite dans la LFC 2009. Il n’y aura plus de crédits à la consommation donc, plus de crédit automobile. L’objectif est d’orienter les banques vers le crédit immobilier pour qu’elles pèsent de tout leur poids sur le marché du logement », souligne notre interlocuteur, qui estime qu’on ne devrait pas uniquement focaliser sur ce qui pourrait être le revers de la médaille d’une mesure qui sera à coup sûr fort impopulaire. « Le marché automobile, qui est sans valeur ajoutée, va s’éclipser pour laisser la place à celui de l’immobilier. Il ne faut pas oublier que le logement est le problème numéro un en Algérie », a-t-il insisté en faisant savoir que le montant des crédits à la consommation accordés par les banques avoisine les 90 milliards de dinars alors que celui de l’immobilier, malgré la forte demande, atteint les 140 milliards de dinars.

« Actuellement, nous n’avons que 500 000 à 600 000 emprunteurs au titre du crédit immobilier alors qu’il existe un potentiel de plus de 7 millions de demandeurs. On aura désormais une demande solvable qui va influer sur l’offre. Il y aura beaucoup plus de promoteurs immobiliers qui seront encouragés par le développement du crédit immobilier », note-t-il. D’après lui, l’essor du crédit immobilier va contrecarrer la spéculation qui sévit dans le secteur de l’habitat en formalisant les procédures de vente et d’achat. Il va sans dire que l’interdiction des crédits à la consommation au profit de l’immobilier ne fera pas que des heureux. L’étau se resserre donc sur les concessionnaires automobiles et les banques, mais surtout sur les consommateurs algériens, notamment les couches moyennes au pouvoir d’achat limité, qui vont devoir trouver d’autres parades pour s’offrir un véhicule. La rumeur d’une éventuelle augmentation de la taxe sur les véhicules avait déjà suscité moult inquiétudes, mais le coup de grâce est finalement venu d’ailleurs. La fin des crédits à la consommation, notamment le plus sollicité d’entre eux, le crédit automobile, va tomber comme un couperet sur les ménages algériens, qui voient leur rêve d’acquérir un véhicule s’envoler définitivement.


source;el watan
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 08:16

En l’absence de suivi et de contrôle des circuits de commercialisation, les spéculateurs prennent le marché en otage.

 

Le marché fait sa loi et augmente les prix à sa guise. Les hausses se succèdent sur tous les plans et dans tous les secteurs et le gouvernement observe. Que ce soient les matières premières, les produits alimentaires et matériaux de construction ou l’équipement, les coûts n’obéissent à aucune règle. Ni l’offre ni la demande, et encore moins les directives du gouvernement ne sont respectées. Les exemples se multiplient. Le rond à béton, le ciment, le sucre, la pomme de terre, le lait, le blé, les viandes, les huiles, la liste ne cesse de s’allonger.

La crise du ciment qui défraie l’actualité démontre encore une fois que le marché échappe complètement au contrôle de l’Etat. Le recours à l’importation est devenu la tradition pour calmer les tensions du marché. Au lieu de réglementer l’activité commerciale et maintenir le pouvoir des prix, le gouvernement préfère opter pour les solutions faciles. Afin de faire face à la crise du ciment, l’Etat a décidé d’importer 1 million de tonnes. Or, cette option règlera-t-elle le problème? C’est loin d’être le cas. Bien au contraire, les choses risquent de se compliquer davantage.
Devant l’absence de suivi et de contrôle des circuits de commercialisation, les barons du ciment renouvellent leurs stocks pour prendre le marché en otage. La flambée des prix du ciment n’est guère liée à la pénurie de ce matériau mais plutôt à l’absence d’un mécanisme de contrôle passant par la production jusqu’à la commercialisation. Pour preuve, l’échec de la directive prise par le gouvernement fixant le prix du sac de ciment à 300 dinars à la sortie de l’usine. Pourquoi? Après une accalmie, le prix du ciment a doublé atteignant un seuil vertigineux. Le sac est actuellement vendu à 700 dinars. Si la demande est certes élevée avec le lancement de plusieurs chantiers de construction, il n’en demeure pas moins que les spéculateurs sont à l’origine de cette crise. Preuve en est, la production de ciment du secteur public a enregistré une croissance de 6%, durant les cinq premiers mois de l’année 2009, selon la SGP Gica Industrie des ciments. «De janvier à mai, les cimenteries publiques ont produit 4,697 millions de tonnes, contre 4,439 millions de tonnes durant la même période de 2008», a-t-on indiqué. Pour une capacité totale de près de 16 millions de tonnes, la production effective du pays a atteint 11,478 millions de tonnes à la fin de l’exercice précédent, contre 15 millions de tonnes en 2007, 14,6 millions en 2006 et 12,7 millions en 2005. Près de 11,6 millions de tonnes sont produites par les 12 cimenteries publiques et le reste par les privés. Les cimenteries publiques ont également décidé d’investir ensemble 780 millions de dollars pour augmenter leur capacité de production de 6 millions de tonnes par an à l’horizon 2012. Toujours à propos de la crise du ciment, le président de l’Agea reconnaît également l’absence totale de l’Etat.
«Je pense que si le contrôle s’opérait de bas en haut à partir du marché en remontant vers la source, il serait possible de débusquer les fournisseurs véreux au niveau des cimenteries qui doivent sans doute accaparer des quantités sur les quotas qui reviennent aux opérateurs», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à un confrère dans un quotidien. Effectivement, c’est la réglementation qui fait défaut. L’absence de mécanismes de contrôle périodique des prix laisse le champ libre aux spéculateurs pour imposer leur diktat. D’ailleurs, les départements du Commerce et de l’Agriculture se renvoient la balle à chaque fois que les prix augmentent.
Le prix du sucre est passé de 55 dinars à 70 dinars le kilo. Le kilo de viande d’agneau a frôlé les 950 dinars alors que le cheptel est disponible en quantités importantes. L’Union nationale des agriculteurs s’interroge d’ailleurs sur les raisons de cette hausse inexplicable. L’Union s’est même dit étonnée du silence du gouvernement qui n’a pas pris de mesures pour casser le monopole du marché par les spéculateurs. Il faut reconnaître qu’à la veille du mois sacré de Ramadhan, le marché des fruits et légumes s’échauffe. La pomme de terre qui a fait tout un scénario ne descend pas en dessous des 40 dinars. Même les produits de saison n’échappent pas à cette flambée. La tomate a atteint, il y a une semaine, le seuil des 70 dinars le kilo. Idem pour le poivron qui est cédé à 60 dinars. Le marché promet encore des surprises.

source:l'expression

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 08:09

La Banque extérieure d’Algérie (BEA) envisage de s’associer avec deux groupes « de renommée internationale » afin de créer une filiale de leasing et une seconde de capital investissement.



La BEA détiendra 51% des deux filiales tandis que les deux partenaires étrangers se partageront les 49% restants. C’est ce qu’a annoncé, hier, le président directeur général de la BEA, Mohamed Loukal, lors d’un point de presse consacré à la présentation du bilan 2008 de sa banque. « Pour ce qui est de la société de leasing, la procédure est enclenché et nous sommes en voie de sa création, tandis que la filiale concernant le capital investissement, celle-ci est en stade de négociation et la convention d’actionnariat est déjà signée », a-t-il précisé. M. Loukal a annoncé à la même occasion que la BEA compte se lancer dans la bancassurance avec un partenaire étranger. Ce projet est « en attente d’agrément par le ministère des Finances ». Ses initiateurs espèrent le lancer en septembre 2009.

La mise en marche des deux filiales de leasing et de capital investissement est prévue pour la fin de la même année. Evoquant les « performances » commerciales et financières de la BEA, M. Loukal a révélé que le total bilan de la banque a atteint 2379 milliards de dinars (33,424 milliards de dollars) à fin 2008, soit une progression de 12% par rapport à 2007. Les fonds propres nets de la banque ont atteint 111 milliards de dinars, tandis que le produit net bancaire est évalué à 48,5 milliards de dinars, en hausse de 42% par rapport à 2007. « Notre banque enregistre des résultats spectaculaires depuis 2005 et s’impose au premier rang des banques maghrébines, classée 2e en 2007 en Afrique du Nord », a expliqué le conférencier. La BEA a versé 7,521 milliards de dinars aux services des impôts, si l’ont tient compte des chiffres fournis par son P-DG. Les bénéfices nets de la banque atteignent 22,4 milliards de dinars (314 millions de dollars), en progression de 35,5% en comparaison avec les chiffres de 2007. « Le bilan reflète les efforts intra muros de la banque et témoignent de la réussite des opérations de redressement, de la maîtrise des charges et d’une productivité remarquable », a commenté M. Loukal.

Créances non performantes

Le ratio de rentabilité des fonds propres est de l’ordre de 24,64% en 2008, tandis que l’autre ratio concernant le retour sur investissement est, lui, à hauteur de 97%. Le ratio de rendement des actifs est quant à lui de l’ordre de 0,99, se rapprochant ainsi de la norme universelle fixée entre 1 et 2%. Concernant l’aspect commercial des bilans présentés, la BEA a accordé 866 milliards de dinars de crédits en faveur de sa clientèle, soit une hausse de 28% par rapport à 2007. Les crédits à l’économie ont augmenté de 130%, atteignant 488,923 milliards de dinars durant les trois derniers exercices. Le secteur public s’est taillé la part du lion en monopolisant 71% des crédits, pour 26% au secteur privé et 3% aux particuliers. La BEA dispose de 2054 milliards de dinars de ressources. Elle finance le commerce extérieur à hauteur de 17,7% des importations et 92% des exportations d’hydrocarbures.

Selon M. Loukal, tous les risques de gestion antérieure sont totalement couverts par la BEA en 2008. Après avoir perdu 9,7 milliards de dinars en position de change en 2007, la banque a encaissé 2,7 milliards de dinars de gains durant l’année écoulée sur la position de change. Interrogé sur les créances non performantes de la banque, M. Loukal a estimé que celles-ci s’élèvent à 50,7 milliards de dinars, dont certaines remontent à une vingtaine d’années. Sur la pyramide des créances douteuses, 11 gros dossiers totalisent 22 milliards de dinars, sans compter les 14 milliards de dinars de la BCIA. Selon le P-DG de la BEA, la chute du volume des exportations algériennes en hydrocarbures « n’est pas de nature à influer surle bilan 2009.

source: el watan

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