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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 15:33
L'effacement des dettes des agriculteurs qui s'élèvent à 41 milliards de dinars, énoncé par le président de la République le 28 février, a été le principal point à l'ordre du jour d'une réunion qui a eu lieu hier au ministère des Finances entre le premier responsable du secteur, Karim Djoudi et le directeur général du Trésor public d'une part, et le président de l'Union nationale des agriculteurs algériens (UNPA), Mohamed Alioui ainsi que les membres du secrétariat national de l'union d'autre part. «L'UNPA a insisté auprès du ministre à ce que la décision du président de la République soit appliquée dans le détail», lit-on dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction.
Tout en rassurant ses vis-à-vis de la transparence qui caractérisera l'application de ladite décision, M. Djoudi, «réceptif aux doléances des agriculteurs», a cependant insisté sur l'étude des dossiers «au cas par cas». En effet, les autorités ont évoqué au lendemain de l'annonce quelque 110 000 agriculteurs concernés par cette mesure, alors que l'UNPA a cité le chiffre de 175 000 agriculteurs (50 000 auprès de la CNMA et 125 000 autres redevables de quelque 22 milliards auprès de la Badr). Une commission ad hoc a été installée auprès du ministère des finances pour ce faire. D'autre part, le dossier de la CNMA, cette banque intervenant principalement dans le domaine agricole qui connaît un déficit budgétaire énorme et a été même menacée de liquidation, a également été abordé.
Le ministre a dans ce sens rassuré les agriculteurs quant au soutien de l'Etat dont bénéficie cette caisse qui compte environ 50 000 agriculteurs dont 49 600 sont endettés à hauteur de 19,5 milliards DA», surtout après l'effacement de la dette des agriculteurs, mais en adéquation avec les mois en vigueur». Le DG de la CNMA a, rappelons-le, indiqué dans le même contexte que «le Trésor public a déjà versé une première tranche estimée à 5 milliards DA». Par ailleurs, les représentants de l'UNPA ont interpellé le ministre des finances sur la possibilité d'échelonner les dettes des PME dont l'activité est en relation avec le secteur de l'agriculture, à l'instar des industries de l'emballage et de la transformation de la tomate industrielle surtout», précise le président de l'UNPA. Les responsables de l'union des agriculteurs ont également sollicité l'intervention de «M. le ministre dans le cadre des assurances agricoles.» La majorité des agriculteurs, rappelons-le, ne souscrivent pas aux assurances, une «infraction», qui plus est, représente un manque à gagner. La CNMA a d'ailleurs décidé de lancer plusieurs nouveaux produits d'assurances tel celui destiné à la couverture du risque sécheresse.
source: le temps
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 22:45
Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a annoncé, jeudi, la création prochaine d'une société chargée du suivi de la production agricole dans les régions rurales, à l'instar de la plantation, le boisement, l'irrigation rurale et la lutte contre la désertification. Dans une déclaration à la presse en marge d'une séance plénière du Conseil de la Nation consacrée aux questions orales, le ministre a précisé que cette société publique, qui sera appelée «société d'engineering rural», sera opérationnelle à partir «du début de la prochaine saison agricole (octobre-novembre)» et constituera un nouvel outil puissant, visant à soutenir le secteur agricole».
Evoquant le système de régulation des produits à large consommation Sypralac mis en place l'année dernière, M. Benaïssa a indiqué que ce système, qui se renforce davantage, est en mesure de créer un équilibre dans les prix des différents produits agricoles, à l'instar de la pomme de terre et l'oignon, en attendant sa généralisation aux autres produits. Par ailleurs, le ministre a souligné que le paiement par les agriculteurs et éleveurs de bétail de leurs dettes auprès des banques a été arrêté suite à la décision du président de la République relative à l'effacement de leurs dettes.


Le programme du financement réglé 

Le président de la République avait annoncé, en février dernier à Biskra, l'effacement des dettes des agriculteurs et éleveurs de bétail qui remontent à 2001 et estimées à 41 milliards de dinars.
A une question d'un membre du Conseil de la Nation sur les programmes relatifs au développement rural, M. Benaïssa a souligné que le problème de financement des programmes a été réglé «définitivement» grâce aux décisions des autorités publiques de consacrer «200 milliards de dinars à ces programmes, soit près de 3 milliards de dollars». S'agissant des enveloppes financières que le ministère a consacrées au financement du programme annuel du développement rural, le ministre a indiqué qu'elles sont de l'ordre de 60 milliards de dinars. «Un programme a été tracé par le ministère en vue de développer et élargir les terres arables à travers la réhabilitation d'un hectare de terres incultivables à partir de l'année prochaine», soulignant que la saison agricole 2008-2009 sera «excellente». Le premier responsable du secteur a ajouté que la politique nationale du développement rural, adoptée en 2006, a pour objectif d'atteindre un meilleur financement des projets et donner un rôle plus important à la société civile dans les villages et les ksour afin de réaliser un développement durable et cohérent. 6.800 projets de développement de proximité ont été enregistrés à ce jour au niveau de 1.200 communes à travers le territoire national. Ces derniers devraient créer 150.000 postes de travail. Par ailleurs, 1.850 projets ont été entamés, a souligné le ministre qui a ajouté que 7 millions de citoyens bénéficieront indirectement du programme du développement rural.

Commentaires


Entre ce que dit le ministre relatif au probléme de financement des programme pour lequel il dit qu'il été défenitivement réglé et la réalité sur le terrain, que vivent tous les jours les fellahs pour la concrétisation de leur projet dans les banques il y une différence de taille.
la solution réside dans l'interessemnt au volume de réalisation des cadres de banques qui veillent a la concrétisation financiére de ces programmes à l'image de ce qui se fait aux Etats Unis , sinon tant qu'on laissera les salaires de misére des banquiers a leur niveau actuel, ils s'en ficheront complétement de réaliser un quelconque programme que se soit.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 22:26

A l’instar de certains pays du golfe, qui ont commencé par investir dans l’agriculture au soudan, les chinois sont sur la même voie. c ‘est ainsi que le premier Forum de coopération agricole entre la Chine et le Soudan a démarré  à Khartoum, la capitale soudanaise, avec les officiels des deux parties qui se sont montrés optimistes quant l'avenir de la coopération bilatérale agricole.

 

Le ministre soudanais des Finances et de l'économie nationale, Awad Ahmed al-Jaz, a indiqué à cette occasion que prochainement, les relations sino-soudanaises pourraient se focaliser sur le développement de l'agriculture et l'augmentation de la capacité des deux pays dans ce domaine.

 

Il a indiqué que le forum pourrait connaître la signature des accords pour des projets communs dans le secteur agricole, en soulignant le fait que le Soudan s'attend à ce que les compagnies et entreprises privées chinoises construisent une base industrielle au Soudan pour le développement des produits agricoles et de l'élevage.

 

Zhang Yu xiang, économiste en chef au ministère chinois de l'Agriculture, a indiqué que le Soudan a un grand potentiel dans le développement agricole puisqu'il est le plus grand pays en Afrique en terme de superficie, riche en ressources agricoles et possède une large portion de terres à développer.

En effet ce potentiel énorme qu’offre ce grand pays d’Afrique pourrait à l’avenir le transformer en grenier du monde pour la production de blé.

C’est dans ce contexte que la Chine et le Soudan en  approfondissant et en élargissant la coopération agricole entre les deux pays,  pourraient stimuler la sécurité alimentaire, le développement économique durable, et parvenir à une situation de Gagnant gagnant.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 23:45

La production céréalière devrait cette année battre le record de production atteint en 1954 pour atteindre un peu plus de 56 millions de quintaux cette année. Une performance sans précédent.

la campagne moisson battage en cours, et qui devra s'étaler encore sur un ou deux mois, a permis de récolter 17 millions de quintaux, soit 30% de la production attendue. Les résultats obtenus sont le fruit des efforts consentis de part et d’autres. Certes le ciel a été clément en matière de pluviométrie mais le travail des agriculteurs et l'appui des pouvoirs publics par le biais de la BADR ont été pour beaucoup aussi dans la réussite de l'actuelle campagne.

Ce qui fausse complètement l'hypothèse de certains cercles qui prédisent que l'Algérie ne peut augmenter sa production céréalière encore moins la surface agricole consacrée à cette culture. Or, la mise en place de la nouvelle politique d'appui à la céréaliculture a permis une intensification tout en accordant un intérêt particulier à la production de semences de qualité. Cela impliquera progressivement une réorientation de la production de semences vers les zones mieux dotées en ressources ; une intensification sélective vers les zones à haute potentialité où la pluviométrie est supérieure à 450 mm.

La sécurité alimentaire du pays passe prioritairement par la filière céréalière. C'est la raison pour laquelle, les pouvoirs publics ont décidé de soutenir coûte que coûte cette filière, ceci étant d’autres résultats pourrait etre réalisé a condition qu’une politique qui stimule plus les cadres qui mettent en œuvre cette stratégie.

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 08:01

Boufarik, des citoyens ont saisi les services de l'APC pour dénoncer le fait que des terres agricoles sont régulièrement irriguées avec des eaux usées (égouts). Sachant que cela pourrait nuire à la santé des citoyens, on se demande comment toutes les autorités avisées, notamment l'APC, la daïra et la wilaya de Blida n'ont pas encore ouvert une enquête.

Il faut noter que le cas de Boufarik n'est pas le seul, car dans d'autres régions du pays, des terres agricoles sont également irriguées par des eaux usées. Les risques prennent de l'ampleur lorsqu' il s'agit de terres plantées de pastèques, melons, tomates etc.

source: le temps
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 07:42
                                                   

La crise de lait verra enfin son épilogue après bien des tergiversations.  Les producteurs de lait cru recevront les subventions promises par les pouvoirs publics, dès la semaine prochaine. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Kamel Arba, directeur général de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA). Il est à rappeler que ces crédits, prévus dans la loi de finances, n'ont été débloqués qu'à la fin mars 2009

En effet, il y a sept mois  le gouvernement avait promis d'accorder des subventions aux éleveurs. Mais la décision n'a pas été mise en application. Cette situation a provoqué l’ire des éleveurs, d'autant qu’ils font face à un  autre problème, notamment le refus des transformateurs privés d'acheter du lait cru. Ceux-ci, en raison de la baisse du prix du lait en poudre, Une baisse qui est due à la crise économique qui secoue l’économie mondiale, une crise qui s’invite de plus en plus en Algérie, ces transformateurs privés préfèrent s'approvisionner sur le marché européen, dont les producteurs bénéficient des subventions agricoles de l'Union européenne ce qui rend leurs produits fortement concurrentiels. Mais il y a des exceptions. Le groupe français Danone, qui s'est installé en Algérie depuis plusieurs années, et qui est propriétaire à 95 % du fabricant de produits laitiers Djurdjura, a passé un contrat avec 450 éleveurs pour l'achat de lait cru. Un contrat qui a suscité le grand bonheur des agriculteurs, d’autant que ces derniers citent souvent en exemple cette louable initiative. Nonobstant la promesse de débloquer les subventions publiques, les éleveurs  envisagent de porter aujourd’hui, leurs doléances à l'Office nationale interprofessionnel du lait (ONIL), organisme créeé en 2007 après la grave crise du lait en sachet en Algérie.

L'ONIL est chargé d'élaborer une politique générale de la filière lait, l'organisation des marchés et des prix.

Actuellement, le gouvernement soutient 103 transformateurs privés et publics pour maintenir le prix du sachet de lait à 25 dinars. Cependant, les subventions accordées par l'Etat à l'importation du lait en poudre sont perçues par les éleveurs comme une concurrence déloyale. 

En 2008, la facture d'importation de lait et des produits laitiers était de 1,3 milliard contre 900 millions en 2007. Le nombre de vaches laitières, estimé à 900.000, demeure faible par rapport à la forte demande nationale sur ce produit, évaluée à 3 milliards de litres par an. Néanmoins, il reste que, chaque année, l'Algérie importe 60% de sa consommation en poudre.

La production nationale est de 2,2 milliards de litres par an, dont 1,6 milliard de litres de lait cru. Pour rappel, notre pays  est le premier consommateur laitier du Maghreb.

Cette consommation devrait atteindre les 115 litres par habitant et par an en 2010.

La croissance annuelle moyenne du marché algérien des produits laitiers frais est estimée à 20 %. Enfin, il convient de rappeler que le soutien de lait a passé de 7 à 12 dinars le litre, la subvention de collecte de lait a gagné un dinar par litre soit, de 4 à 5 dinars, quant aux transformateurs de lait cru la subvention favorise l’intégration et le recours au lait cru, avec une prime fixe de 2 dinars par litre, la production de lait intégré est, elle soutenue avec une aide qui varie de 2 à 4 dinars par litre selon les niveaux de  production allant de 5000 à plus de 15 000 litres.


source:la depeche de kabylie

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 22:33


La Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) lancera le micro crédit mutuel rural à partir du 2e semestre 2009. Selon le DG de la CNMA, Kamel Arba, ce produit sera mis en place suite à la transformation de ses statuts, sachant que la filiale bancaire n'est plus en activité. 

Dans le cadre de sa nouvelle structuration, la CNMA «créera deux mutuelles dont la première pour l'activité bancaire et l'autre investie dans les assurances», a précisé M. Arba.

Un travail est déjà entamé pour réaliser le changement du statut qui s'effectuera dans un délai minimum de trois à quatre mois, et ce, pour adapter les textes réglementaires aux nouveaux besoins.

La branche leasing ne figurera plus parmi les activités de la CNMA, a-t-il encore annoncé.
Pour concrétiser les changements décidés, la CNMA a fait appel aux experts nationaux et étrangers, notamment des Français et des Canadiens. «Ces derniers ont une expérience dans le crédit mutuel et le crédit coopérative.

Nous étudierons l'ensemble des propositions avec eux pour prendre la meilleure solution qui s'adapte au contexte national», a-t-il expliqué.

Pour le volet formation du personnel, la Caisse de mutualité agricole a fait appel à des banques françaises comme le Crédit mutuel rural. L'état d'avancement du dossier est de l'ordre de 40%, selon notre interlocuteur.

Axée sur la sensibilisation des intervenants du monde agricole en vue adhérer à la mutuelle, la nouvelle stratégie de la CNMA vise des micro crédits de campagne pour un montant ne dépassant pas les 20 à 30 millions de DA.

«Nous allons alléger les procédures d'octroi de crédit pour permettre aux agriculteurs de se développer», relève le responsable. L'autre objectif est la modernisation de l'assurance et l'amélioration de la commercialisation des nouvelles polices.

En attendant le lancement de l'assurance sécheresse dans un délai de deux ans, la mutuelle assurance mettra en œuvre de nouvelles polices destinées, entre autres, à la filière tomate et datte.

Les agriculteurs et les éleveurs peuvent également compter sur la mutuelle en ce qui concerne le respect des techniques d'exploitation de leurs cultures. L'objectif étant de prévenir, entre autres, les éventuelles maladies. «Nous les accompagnons pour développer une agriculture moderne», fait remarquer M. Arba.

Des extincteurs pour les céréaliers
Pour protéger la culture céréalière contre les incendies, les moissonneuses batteuses seront équipées d’extincteurs que financera la CNMA. Même ceux qui ne sont pas assurés auprès de la CNMA, seront équipés gratuitement, a avancé Kamel Arba, en mettant l'accent sur les profits tirés par cet acte.

Ouverture de nouvelles agences
La CNMA se rapproche davantage des agriculteurs. De nouvelles caisses seront ouvertes dans les prochains mois, notamment dans les wilayas de Tindouf, de Tamanrasset et de Naâma.

La CNMA, qui compte actuellement 62 caisses régionales, portera le nombre de ses agences à 66 en plus des 340 bureaux locaux.

«Nous sommes présents à Bordj Badji Mokhtar», a dit, avec un air de fierté, Kamel Arba, selon qui, ce sont les agriculteurs qui réclament la présence de la CNMA dans leur wilaya. «Notre objectif est de nous rapprocher plus des agriculteurs».

Parallèlement à l'ouverture d'agences bancaires, de nouvelles agences d'assurances seront également implantées dans les mêmes wilayas.

Assainissement des dossiers des sinistres
La CNMA assurance s'attelle actuellement à assainir les anciens dossiers des clients, parallèlement à une importante campagne de sensibilisation pour inciter les intervenants de la filière agricole à souscrire des polices d'assurance, surtout contre les aléas climatiques.

La mutuelle assurance lancera la micro assurance, destinée aux petits paysans et éleveurs. Ces petits agriculteurs bénéficieront d'un service répondant à leurs besoins en vue de leur garantir un minimum de protection en cas de sinistre, a indiqué Kamel Arba. Un appel aux agriculteurs pour moderniser leurs techniques culturales est lancé.

«Nous allons mettre les moyens sur la prévention», a-t-il prévu. Ceci permettra de réaliser une meilleure productivité, limiter les dégâts et garantir des profits pour l'agriculteur et le secteur économique.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 07:00

Après l'effacement des dettes des agriculteurs et la révision à la hausse des subventions sur les produits agricoles, le crédit pour les agriculteurs vient de subir une réforme en profondeur. En effet, le secteur de l'agriculture sera marqué prochainement par la création d'un établissement de crédit mutuel rural. Le projet de création de cet établissement, qui va se substituer à la CNMA-Banque, est en cours de discussion par un comité de réflexion.


Installé en décembre dernier, et composé des adhérents de la CNMA (Caisse nationale de la mutualité agricole) et des représentants des agriculteurs (Chambre nationale d'agriculture et Union nationale des paysans algériens). C'est ce qu'a affirmé le directeur général de la CNMA, hier, tout en précisant que "nous poursuivons l'expertise nationale, mais on s'est dit pourquoi ne pas bénéficier des expériences des pays industrialisés, testées déjà dans des pays en développement et qui ont donné de bons résultats".

A cet effet, la Caisse a reçu des experts de deux groupes mutuels français et canadien pour étudier, non seulement, le projet de mise en place de cette nouvelle structure, mais aussi les possibilités de coopération dans le domaine de l'organisation et de la formation. Créée en 2006, la CNMA-Banque "a montré, toutefois, ses limites, en raison d'une mauvaise gestion de ses ressources financières", explique le même responsable. "La banque a distribué énormément de crédits sans faire attention aux ressources disponibles", fait-il savoir, en précisant que le projet de sa transformation a été motivé aussi par ses insuffisances sur le plan managérial.

Cette situation a engendré un cumul de 19,4 milliards de dinars de créances que les adhérents de la CNMA-Banque n'arrivaient pas à rembourser, avant que le président de la République ait décidé, récemment, d'effacer cette dette et celle due à la Banque de l'agriculture et de développement rural (Badr) et dont le total s'élève à 41 milliards de DA. Selon le projet de restructuration, c'est le statut juridique qui sera transformé. L'ancienne institution passera ainsi d'une Société par actions (SPA), dont l'assemblée générale est composée d'actionnaires majoritaires, à une mutuelle dont les membres sont des sociétaires égaux. "Le crédit mutuel sera un espace de solidarité entre les agriculteurs", a souligné M. Arba. En outre, le crédit mutuel gardera le même réseau et le même personnel de la CNMA-Banque, environ 1 200 emplois directs, mais pas les mêmes gestionnaires. "Il nous faut des profils de banquiers pour éviter les erreurs du passé", a affirmé ce responsable.

La banque compte actuellement 62 caisses régionales et 340 locales, alors que le nombre d'agriculteurs adhérents est estimé à près de 130.000 avec l'objectif d'atteindre 500 000 personnes. Par rapport à la CNMA-Banque, le crédit mutuel rural sera constitué uniquement d'agriculteurs et d'opérateurs activant dans l'agro-industrie et l'agroalimentaire. "Le crédit mutuel rural va être construit à partir de la base, c'est-à-dire au niveau de la commune et de la daïra, et sera


constitué uniquement d'agriculteurs et d'éleveurs en plus des agents qui orbitent autour de l'agriculture comme l'agro-industrie", a précisé M Arba. La nouvelle mutuelle compte aussi intégrer les zones rurales en finançant des activités extra-agricoles qui touchent, de près ou de loin, les citoyens vivant dans ces zones, comme la réalisation de commerces, des pharmacies, et ce, dans le cadre de la nouvelle politique du Renouveau rural, a-t-il ajouté.

Source :journal LE MAGHREB

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