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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 20:04

Le moins qu’on puisse dire de cette campagne électorale pour les élections présidentielles de 2009, c’est la qualité des slogans repris par l’un ou l’autre des camps sur les affiches par ceux qui appellent à un vote massif ou ceux qui appellent au boycot. On sent un léger plus dans la manière de concevoir des slogans politiques.

A ce titre, nous citons l’affichage qu’on a eu l’occasion de voir un peu partout imprimé par le ministère de l’intérieur et dans laquelle on peut lire «ne laissez personne choisir a votre place »

Un slogan qui s’adresse directement au citoyen dans un souci de se rapprocher beaucoup plus de lui dans le style de conseils qu’on donne à un ami en essayant de créer, par la, une relation intimiste avec le citoyen.

L’autre slogan que j’ai aussi aimé, apparu ces derniers jours, et  aussi pour être juste avec les uns et les autres concerne les partisans du boycot, en effet, l’affiche imprimé par le FFS, dans laquelle, nous voyons une main soulevant un carton rouge et le slogan en français «  je boycotte, j’aime mon pays , je veux que ça change » 

                                            

A l’inverse du slogan du ministère de l’intérieur qui utilise le ‘vous’ celui du FFS utilise un ‘je’ d’affirmation qui s’adresse à chaque citoyen lui donnant l’impression que c’est lui qui parle ,dans un souci peut être de réveiller en lui cette volonté de s’abstenir de voter en mettant une dose de nationalisme avec la phrase « j’aime mon pays » et bien sur préconiser le changement avec « je veux que ça change »sauf qu’en arabe la partie relative a l’amour du pays a disparu du slogan.

En tout cas c’est un slogan bien réfléchi qui renvoi a des constantes chez les partisans du boycot.

                                                    

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 07:30

                                 Dès le début de la campagne officielle, certains médias internationaux ont pris le pouls de l’Algérie. A l’aube du vote, ils s’intéressent plus aux enjeux de société qu’aux gesticulations purement politiques.

«Alger se prépare sans passion à la réélection attendue du Président Bouteflika», titrait Le Monde samedi dernier. A l’instar du quotidien français, nombre de titres internationaux ont relevé le peu d’enthousiasme suscité par la campagne présidentielle. L’agence de presse Reuters est allée jusqu’à parler d’«apathie» d’un pays qui sait à l’avance le nom de son futur président et qui n’est pas dupe du manque criant de «défis de taille». La joute électorale indiffère dans les rangs du peuple, tel est le constat partagé à l’unisson par les médias dont le regard extérieur scrute plus ou moins attentivement l’Algérie. Mais, pour l’heure, c’est davantage la presse francophone et arabe qui a visité les bas-fonds de la campagne, tandis que l’espace médiatique anglo-saxon s’est peu penché sur les prémices de l’élection. La manière d’appréhender la campagne électorale se révèle en outre bien différente dans les colonnes de journaux étrangers que dans la presse algérienne, qui suit de près les discours politiques des candidats, leurs déplacements et leurs déclarations grandiloquentes au peuple algérien. «On essaie de faire ressortir les enjeux de la société algérienne aujourd’hui, à la fois les défis et les soucis que porte le pays, analyse Armen Georgion, journaliste de la chaîne d’information internationale France 24. Nous ne sommes pas dans une logique politicienne et parlons peu des programmes des candidats, par exemple, car ce n’est pas ce qui importe au public international.» Caractérisée par une audience métissée, la chaîne accorde une importance d’autant plus grande à l’élection qu’elle touche, pour une large part, un public arabophone, naturellement curieux de savoir ce qui se déroule au Maghreb, et un public francophone marqué par son rapport étroit à l’Algérie. Mais si la tendance est souvent de souligner les traits les plus noirs du pays, le reporter de France 24 tient à rappeler qu’«on ne vient pas pour assassiner l’Algérie». Pour la plupart des journalistes étrangers, le rendez-vous -clé reste celui de demain. Même si les cartes sont d’après eux jouées d’avance, les médias internationaux seront sur le qui-vive pour la couverture en direct de l’élection, le jour du vote et dès le lendemain pour la proclamation des résultats. En amont, la plupart des spécialistes du Maghreb -qu’ils travaillent pour la télévision, la presse écrite ou la radio, à l’image de RFI (Radio France Internationale)- profitent de la couverture de l’élection pour sillonner le pays, et ramener avec eux leurs lots de reportages. L’actualité politique algérienne s’est, par ailleurs, faite toute proche pour les journalistes basés en France ou en Belgique, grâce au vote anticipé de la communauté algérienne. Le quotidien régional La Voix du Nord, enraciné dans la partie nord de la France, a ainsi fait écho de la démarche citoyenne de ces derniers jours, comme à Roubaix, où la communauté algérienne constitue une frange importante de la population. «Dans la file d’attente, rares sont ceux qui se risquent à pronostiquer autre chose qu’une réélection du Président Bouteflika», relate ainsi l’article, qui part de la réalité locale pour finalement rappeler la teneur politique de l’élection et la liste des candidats en lice. L’AFP a eu recours, quant à elle, à quelques dépêches pour raconter le déroulement de ce scrutin, notamment à Lyon et à Marseille, en mettant l’accent sur la forte mobilisation. Alors que c’est au tour des wilayas algériennes de passer à l’acte, l’attention médiatique reste fluctuante. Sans surprise, les organes d’information versés dans l’actualité internationale ou sensibles à la scène politique africaine - de TV5 Monde à l’hebdomadaire Jeune Afrique- sont les plus impliqués. Les médias internationaux apparaissent cependant moins investis qu’ils ont pu l’être pour d’autres élections. De cet événement à l’issue trop prévisible, ils n’attendent en effet ni coup d’Etat ni coup d’éclat.

Source :L’expression

 

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 21:36


 

Le Conseil mondial de l'or a classé l'Algérie à la 21ème place du classement mondial des pays détenteurs des réserves officielles en or, a indiqué le dernier rapport de cette organisation internationale basée à Londres, publié mardi.

Le Conseil mondial de l'or a classé l'Algérie à la 21ème place du classement mondial des pays détenteurs des réserves officielles en or, a indiqué le dernier rapport de cette organisation internationale basée à Londres, publié mardi. Le rapport précise qu'avec «un volume de stocks en or estimés à 173,6 tonnes à la fin décembre 2008, l'Algérie grimpe de deux places, passant du 23ème au 21ème rang sur 107 pays», selon les chiffres du Conseil mondial de l'or qui a établi ce classement en se basant sur les Statistiques financières internationales du FMI (IFS). Les chiffres indiquent également que les réserves officielles en or de l'Algérie représentent 3,6% de l'ensemble de ses réserves internationales. Les réserves internationales d'un pays sont, généralement, l'ensemble des disponibilités composant le portefeuille des actifs que sa Banque centrale détient (devises, or, droits de tirages spéciaux ou DTS et positions de réserves au FMI…). Les stocks officiels en or possèdent deux fonctions: c'est à la fois un instrument d'échange et une réserve de valeur, souligne-t-on. Les réserves officielles en or, détenues à travers le monde, se sont établies à près de 26.700 tonnes à fin 2008, dont les trois premiers détenteurs sont les Etats-Unis (8.133 tonnes), l'Allemagne (3.412 tonnes) et le Fonds Monétaire International (3.217 tonnes), selon le même rapport. A l'échelle africaine, l'Algérie occupe le premier rang, devançant l'Afrique du sud (124,7 tonnes) classée à la 28ème place mondiale. Dans la région arabe, le pays est classé deuxième après le Liban (286,8 tonnes) lequel occupe la 17ème place mondiale.

Source :le financier

 

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 07:30

C’est dans une ambiance festive digne des grands stades de football que Louisa Hanoune, candidate du Parti des travailleurs, a animé hier à Tizi un meeting populaire à la salle Saïd Tazrout de Tizi-Ouzou.

La candidate trotskyste dès le début de son allocution s’en prendra aux députés coupables, à ses yeux, de blocage de toutes les propositions de son parti visant l’amélioration du cadre de vie de la population algérienne.

Pour Louisa Hanoune, les membres de l’APN “ toutes tendances confondus, y compris ceux de l’opposition ont même rejeté une enveloppe budgétaire spéciale pour l’enseignement de la langue amazighe à travers tout le territoire national”. La candidate du PT plaidera à l’occasion pour la “ dissolution de l’APN qui ne représente pas réellement les aspirations du peuple algérien”, a-t-elle soutenu, avant de qualifier le Parlement d’institution “ fragile” et les parlementaires de “simples fonctionnaires qui ne se préoccupent que de leurs petites carrières”, dira-t-elle. Sur un autre registre, Louisa Hanoune évoquera la tragédie du Printemps noir qui avait endeuillé en 2001 la Kabylie. Elle dira à ce propos que plusieurs paramètres ont aidé a l’avènement de cette crise dont “ les provocations de la pensée unique”. La candidate du Parti des travailleurs, qui a animé à l’occasion sa 47e rencontre électorale de cette campagne qui a pris fin hier, lâchera : “ Notre parti n’est pas responsable de la tragédie de 2001 ou de l’assassinat de Lounès Matoub”. Louisa Hanoune dira de Matoub qu’il était “le défenseurs de la démocratie et de la liberté d’expression”. Des responsables, la candidate aux élection du 9 avril prochain ne dira pas un mot.

Abordant le climat politique de la campagne électorale, Louisa Hanoune indiquera qu’il n’est pas normal que des “membres du gouvernement participent à la campagne électorale” avant d’appeler à une recomposition politique dans le pays. Pour l’officialisation de la langue amazighe, le Smig à  35 000 DA et l’amélioration du cadre de vie du citoyen, la candidate du Parti des travailleurs propose au peuple algérien “ un sursaut national pour une rupture avec la politique de la pensée unique”.

 

Source :la dépêche de kabylie

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 06:59

 La salle de cinéma El Maghreb de Draâ El-Mizan a été trop exiguë pour contenir la foule venue de tout le versant sud de la wilaya et des autres régions écouter Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND et Premier ministre, dans un meeting rentrant dans le cadre de la campagne électorale de la présidentielle de jeudi prochain. Il y avait beaucoup de monde à l'extérieur de la salle. Il a fallu placer un écran géant pour permettre à tout le monde de suivre cette halte historique.

Ahmed Ouyahia , enveloppé dans un burnous blanc qui lui a été offert par les organisateurs égal à lui même et dans un kabyle châtié, a été vivement ovationné. D'emblée, il brosse un tableau historique de la Kabylie en commençant par Fadhma n'Soumer, Ahmed Oumerri avant d'évoquer les autres, à savoir les colonels Ali Mellah, Amar Ouamrane, Krim Belkacem, Salah Zamoum, Ali Zamoum, Si Moh Nachid, Si M'Hamed Yazid et bien sûr Slimane Dhilès (encore en vie). Il évoque Farid Ali, car c'est avec sa chanson phare "A Yemma Aâzizen" qu'il a été accueilli sans oublier les autres. "Nous savons que cette région c'est-à-dire le versant sud de la wilaya est quelque peu oubliée. Mais, on doit pas oublier que beaucoup de choses se font pour lui donner l'essor escompté", a-t-il souligné. Et de dire : "Pourtant, elle a donné sept colonels.” Pour Ahmed Ouyahia, depuis l'Indépendance, la Kabylie est politisée. "Des évènements douloureux ne l'ont pas laissée sereine", a-t-il constaté en évoquant avril 80, puis la période 2001 à 2002. Au passage, il s'incline à la mémoire des martyrs du Printemps noir. En évoquant le terrorisme qu'il désigne de "Vourrourou", hibou en kabyle, il a dit : " Ceux qui sont dans les maquis doivent déposer les armes et revenir parmi nous. Ceux qui refusent, nous les combattrons avec les armes". Sur ce, Ahmed Ouyahia a rendu un vibrant hommage aux patriotes et toutes les forces vives de la nation.

Il a évoqué les deux référendums organisés pour la concorde civile et la réconciliation nationale. L'orateur a ajouté que des projets ont été initiés par le candidat Abdelaziz Bouteflika dans tous les domaines pour la région, à savoir la pénétration du gaz, de l'eau potable, des routes même dans les villages les plus reculés du Djurdjura. "N'ayez aucune crainte, Bouteflika vous a gardé dans les caisses cent quarante milliards de dollars et la dette algérienne a été payée", a-t-il confié à l'assistance. Donc, a-t-il conseillé, "il faut évacuer le mot Ulach, il n'y a rien. Il y en aura. Nous sommes convaincus qu'avec vous, c'est la prospérité qui nous attend et qui attend notre pays". Dans ce discours, il s'est attaqué contre ceux qui ne font que de la surenchère et de la spéculation. "Ceux qui veulent faire de la politique sont invités à sortir sur le terrain et non à rester dans les salons" a-t-il martelé avant de prononcer la phrase "l'argent sale et la politique sale".

Ce qui est attendu par l'assistance est sorti de la bouche du premier ministre. "Nous avons évoqué hier, aujourd'hui. Je n'oublierai pas de parler de demain. Draâ El-Mizan est wilaya déléguée. Il est temps de penser à ce découpage pour rapprocher les citoyens de l'administration. Elle aura des programmes de développement comme toutes les autres régions du pays. Bouteflika est pour la prospérité de toute l'Algérie", a-til terminé avant d'appeler au vote massif sous les applaudissements chaleureux de la salle et de l'extérieur.

 

Source :La Dépéche de Kabylie

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:02

                                      
Le candidat du parti «AHD 54» à l'élection présidentielle, M. Ali Fawzi Rebaïne, s'est engagé samedi à Bouira à oeuvrer à la promotion de la langue amazighe et à la protection du patrimoine culturel «qui incarne la mémoire collective de la nation.»

Lors d'un meeting populaire animé au Théâtre communal de Bouira, M. Rebaïne a promis de promouvoir et de consacrer la langue amazighe en tant que «l'une des constantes de la nation algérienne» à travers un décret présidentiel. Il a indiqué avoir plaidé pour cette question depuis 1980, soulignant qu'»il est temps de cesser l'instrumentalisation de la langue amazighe pour duper le peuple». M. Rebaïne a également affirmé qu'il oeuvrera à la protection du patrimoine culturel national à travers notamment la promotion de l'artisanat et le soutien du mouvement associatif activant dans ce domaine. Le candidat du parti «AHD 54» a, par ailleurs, évoqué les réformes qu'il envisage d'apporter dans les secteurs de l'éducation et de la justice et les mesures visant à assurer la relance de l'économie nationale. Evoquant le chômage, il a relevé que «l'absence d'une structure officielle pour le recensement des chômeurs et l'analyse réaliste de la situation a fait que les chiffres fournis à ce sujet sont remis en cause». A cet égard, il a appelé les citoyens à oeuvrer au changement de la situation par «des moyes pacifiques» notamment à travers une forte participation au scrutin de jeudi prochain qui constitue «un tournant décisif pour le peuple algérien et pour le pays». Il a déploré, par ailleurs, «le fait de ne pas avoir été associé aux préparatifs du scrutin pour ce qui concerne la communauté algérienne à l'étranger». Dans le même cadre, le candidat s'est interrogé sur la raison de la non installation d'une commission de surveillance de l'élection présidentielle à l'étranger, soulignant que «le problème de la fraude se pose aussi bien à l'étranger qu'en Algérie».

 

Source le Quotidien d’oran

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 16:52
Dans le cadre de la campagne éléctorale pour les élections présidentielles du 09 avril ,c'est au tour du chef du gouvernement Ahmed Ouyahia de venir à Tizi ouzou pour tenir un meeting à la maison de la culture "Mouloud Mammeri" qui était bondé de monde en ce matin de vendredi 03 avril, d'ailleurs beaucoup de personne sont restés dehors ,ont suivi le discours de ahmed ouyahia sur un ecran géant installé a cet effet à l'extérieur de la salle.
dans son intervention ahmed ouyahia a rendu homage aux martyrs de la révolution issu de ctte région , a aussi mis en exergue les problémes auquels font face les citoyens avec l'administration et la bureaucratie qui altére de maniére significative le devellopement de cette région.
ahmed ouyahia a aussi évoqué le chomage et les outils de financement que l'état a mis en place pour résorber ce chomage,
évoqué aussi l'insécurité qui régne encore dans quelques endroits en kabylie et la nécessité d'en finir avec le terrorisme avec l'aide de tous.
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 06:27
                                                     

En route, dans ma voiture, en chemin pour aller au travail, arpentant ces superbes routes de Kabylie qu baignent dans des couleurs vives que seul le printemps nous rend de manière aussi merveilleuse, le bleu azur du ciel et sur les abords, une nature  si verte que la lumière de ce matin du 31 mars éclaire merveilleusement bien.

Et puis tout en appréciant la beauté magnifique de ces paysages qui défilent devant moi, une pensée subite a tous nos concitoyens qui habitent à l’étranger et  plus précisément au Québec.

Je me suis posé cette question ,savait ils seulement ,a quel point cette matinée de ce Mardi 31 mars 2009 est magnifique en Kabylie, avec ce doux soleil de Mars qui vous chatouille tendrement, alors qu’au canada ,il ne commencera a faire bon qu’ a partir du mois de juin.

Mais pouvons nous laisser libre cours a notre imagination et comparer l’incomparable, certes que non, il n’y a pas trop de soleil au Québec (plutôt de la neige) mais il y a des routes propres, bien construites, il y des services publics compétents, il y a de la richesse qui est crée tous les jours..etc ..etc ah s’il y avait seulement ce soleil au Québec.  


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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 06:23

L'Association algérienne pour la protection de l'environnement tire la sonnette d'alarme : «L'Algérie est un grand consommateur de pesticides : 30 000 tonnes sont «épandues» chaque année. Les conséquences sanitaires de l'exposition à ces milliers de composants chimiques, par le biais de l'eau et de l'alimentation, sont massives et inquiétantes».

«Les études ne cessent de montrer les liens entre pesticides et cancer. Or, le cancer tue 40 000 personnes, chaque année, en Algérie. Dans ce lot macabre, des milliers d'innocents trouvent la mort pour avoir consommé des produits contenant des pesticides. Des milliers d'autres personnes sont affectées de graves pathologies ».

Les pesticides sont majoritairement employés dans les exploitations agricoles, mais aussi dans les espaces verts, les forêts, les maisons... Tout récemment, une journée de sensibilisation sur les risques liés à l'usage des pesticides a été organisée conjointement par l'Institut national de protection des végétaux (INPV) et Syngenta, une multinationale suisse. La rencontre s'est tenue au siège de la station de protection des végétaux de Sayada. En Algérie, les laboratoires analysent rarement les produits alimentaires pour déterminer leur contenance en substances chimiques. En cause : un manque d'équipements permettant l'analyse, le contrôle et le suivi de la gestion de ces produits toxiques que sont les pesticides. En l'absence de chiffres officiels de contamination par les résidus de pesticides des aliments vendus sur les étals, d'autres données sanitaires sont édifiantes.

Situation délicate

en 2008, les analyses physico-chimiques réalisées par le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l'emballage (CACQE) ont touché 7.675 échantillons alimentaires. 2.419 échantillons sont déclarés non conformes, soit 32 % du total. Plus encore, pour M. Chelabi, « la moitié des fruits et des légumes (dont notamment les poivrons, piments, tomates, poireaux, laitues et épinards), vendus sur les étals, contiendraient ces substances chimiques. Les fruits les plus touchés sont les fraises, les mandarines et les raisins... Pire encore, des pesticides interdits de commercialisation et d'usage dans l'Union européenne ont été retrouvés dans les raisins vendus en Algérie. Dont l'endosulfan, un polluant organique persistant (POPs) dont les dommages se font sentir des années sur l'environnement. Ou encore un insecticide, le bromopropylate. Certains fruits et légumes dépassent même la concentration maximale de résidus de pesticides universellement tolérée. Le hic, c'est que la législation algérienne ne fixe aucun taux de résidus tolérable ! « Normalement, un tel taux est fixé de façon assez complexe pour chaque type de produit. Plus le temps de stockage est long, plus les produits contaminés migrent de la peau vers le fruit. La pomme peut être contaminée jusqu'à 5 millimètres sous la peau du fruit », ajoute M. Chelabi.

Alors comment faire pour les éliminer

En lavant les fruits et légumes. Il vaut mieux cuire à la vapeur qu'à l'eau. Pour les aliments comme le chou, la laitue,... il est préférable de retirer les feuilles externes et le trognon. L'épluchage réduit beaucoup les risques, mais retire aux aliments certaines de leurs vertus nutritionnelles », conseille notre interlocuteur qui stigmatise, documents à l'appui, une véritable conjuration pour dissimuler les risques liés à la dissémination de substances que des centaines d'études dénoncent sans équivoque comme cancérigènes. Selon l'OMS, les pesticides seraient responsables du décès de 20 000 personnes environ chaque année, dans le monde. Actuellement, 25 groupes de pesticides, dont la plupart sont utilisés en Algérie, ont été déclarés substances cancérigènes. Selon les conclusions de 150 études, réalisées dans 61 pays sur la concentration des pesticides dans le corps humain en cas d'atteinte, on retrouve ces produits chimiques dans les tissus adipeux, le cerveau, le sang, le foie, le placenta et même dans le lait maternel.

 

Pesticides périmés stockés dans la nature

Un membre de la Chambre de l'agriculture de la wilaya de Tipaza appelle à « une mobilisation des pouvoirs publics pour mesurer l'impact des pesticides sur l'environnement et la santé ». Ce dernier a relevé que les délais à observer avant la récolte des fruits et légumes ne sont souvent pas respectés par les fellahs, en Algérie. Des délais de récolte sont, en effet, nécessaires à la plante pour réduire les résidus et permettre de le mettre sur le marché sans aucun risque pour le consommateur. Certains témoignages de fellahs sont accablants : « souvent, des traitements sont effectués le soir et les légumes et fruits sont récoltés et emmenés vers le marché le lendemain ». « Mais la voie alimentaire n'est pas la principale exposition aux pesticides», rappelle un membre de l'association pour la protection de l'environnement

Des pesticides stockés en plein air

Dans certaines régions du pays, les pesticides, qui étaient utilisés dans la lutte acridienne (lutte contre les criquets) en 2005, sont à ce jour stockés à l'air libre sans aucune protection près des docks silos ». Quelque 190 tonnes de pesticide Aldrin, périmé, sont stockées à différents endroits du pays. Personne ne sait quoi en faire. Pour palier le manque d'analyses en Algérie, une vingtaine de projets de laboratoires seront lancés, cette année. D'autres laboratoires en activité sont appelés à se doter en équipements nécessaires aux analyses permettant de déterminer la contenance des aliments en pesticides. La lutte devrait s'acharner d'autant plus que l'usage des engrais et pesticides n'est pas prêt de s'estamper, en Algérie.

 

Encore des usines pour la production de pesticides

Le pays accueille de plus en plus des implantations d'usines de production de pesticides et d'engrais chimiques. Au printemps 2008, le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a obtenu une commande de 2,4 mds USD pour la construction d'un complexe d'engrais à Mers El-Hadjadj, en partenariat avec les Coréens de Daewoo. Il s'agit d'une commande émanant de la société Algeria Oman Fertilizer Company (El-Djazaïria El-Omania Lil Asmida), une entreprise récemment créée, détenue à 51 % par le groupe omanais Suhail Bahwan Group Holding (SBGH) et à 49 % par Sonatrach. La partie engineering est confiée au groupe Daewoo, et le complexe devrait entrer en production vers 2012. La firme Fertiberia devrait aussi construire une usine de production d'ammoniac à Arzew. Un investissement de 721 millions d'euros, répartis entre le complexe de production d'ammoniac d'Arzew (315 millions d'euros) et une prise de participation à hauteur de 66 %, dans Alzofert de Annaba et Fertial d'Arzew. L'usine d'Arzew devrait produire plus de 1 million de tonnes d'ammoniac par an. Fertiberia s'intéresse depuis longtemps à l'entreprise Asmidal reconnue comme leader dans la région pour sa production d'engrais phosphaté et azoté.

 

Et la solution alors

Y a-t-il une alternative aux pesticides ? M. Chelabi estime que d'autres moyens de production existent : l'agriculture raisonnée ou les systèmes de production intégrés. Aussi, les scientifiques réclament du ministère de l'Agriculture un plan qui viserait à réduire l'usage des pesticides. Une nouvelle législation en la matière est nécessaire. « Le ministère de l'Agriculture doit ordonner une étude sur l'usage des pesticides en Algérie et instaurer des standards plus exigeants sous forme de loi », conclut notre interlocuteur.

 

Source :le Quotidien d’oran

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 07:15


C’est demain à 11h que l’équipe kabyle s’envolera à destination de Tripoli où elle aura à affronter, samedi, pour le compte du match retour des 16es de finale de la C1, le Ahly local.

Une sortie difficile pour laquelle les Canaris se sont préparés en conséquence pour l’aborder dans les meilleures conditions possibles. Battus dans leur fief au match aller (2-1), les camarades d’Oussalah qui ne désespèrent pas de prendre leur revanche ce samedi en Libye n’ont pas lésiné, à cet effet, sur les efforts pour s’armer du mieux possible pour cette seconde bataille. Une bataille qu’il leur faut absolument remporter pour poursuivre leur aventure et éviter ainsi de quitter prématurément cette prestigieuse compétition continentale. Pour cela, les hommes de Lang auront, il faut le rappeler, la lourde tâche de surmonter d’abord leur léger retard, avant d’essayer de renverser la vapeur en leur faveur.
C’est une mission des plus ardues certes, mais c’est là le défi que les Jaune et Vert sont tenus de relever pour aller au-delà des 16es de finale .Conscients de la difficulté qui les attend face aux capés de Saâdi qui se présenteront sur le terrain mieux lotis sur le plan psychologique, les Kabyles n’ont pas ménagé leur énergie pour se mettre sur orbite, à travers une bonne préparation qu’ils ont entamée lundi dernier et qu’ils poursuivront pendant quatre jours en Libye.De quoi se mettre en conditions et avoir tous les atouts tant sur les plans physique, technique que tactique pour surmonter cette rude épreuve qui les attend ce samedi face au Ahly.
Les équipiers de Coulibaly, qui se sont exercés hier matin après une journée de repos et qui devraient effectuer une ultime séance ce matin au stade de Tizi Ouzou, se veulent très concentrés et semblent déterminés à défier le Ahly ce samedi dans son antre.
D’ailleurs, tous les joueurs, en dépit de la défection de plusieurs éléments, affichent une certaine confiance et ne cachent pas leur optimisme quant à leurs capacités de revenir de Tripoli avec la qualification au prochain tour de la Ligue des champions d’Afrique. Un indice révélateur qui en dit long sur la motivation et la détermination qui anime la bande à Lang, à quelques jours seulement de cette rude empoignade en terre libyenne.

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