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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 07:17


La célébration du 29e anniversaire du printemps berbère, couplée au 8e anniversaire des événements du printemps noir, s’annonce sous des auspices frappés d’un sacré paradoxe. Au moment où le pouvoir politique consolide son assise hégémonique, comme l’illustre le plébiscite  de l’homme qui le représente, la revendication réprimée dans la violence en avril 1980 s’offre les tribunes officielles et intègre le calendrier national des dates ayant reçu l’onction bienveillante des farouches gardiens de l’unité et des « constantes nationales ». On ne voit plus d’un œil mauvais aujourd’hui, du moins sur la forme, que l’on reparle de l’identité amazighe et que l’on se remémore la longue liste des sacrifices consentis par des générations de militants. Bien plus, les salles de conférences et les halls des maisons de la culture sont grands ouverts aux expositions et autres débats célébrant l’héroïque soulèvement de ceux qui ont pourtant été damnés des décennies durant par les tenants de la pensée unique et du pouvoir autocratique. La revendication identitaire a, certes, fait du chemin et a imposé sa légitimité par la force et de coûteux engagements. Faire la fine bouche sur ce plan équivaut en effet à remettre en cause l’abnégation et le courage de contingents de militants forgés dans l’adversité la plus délétère. Mais tout se passe aujourd’hui comme si la grande opération de normalisation et d’élagage politique des saillies revendicatives dans la société, lancée tous azimuts par le pouvoir, a atteint jusqu’à la substance même de ce combat d’émancipation fondateur et dont on oublie souvent qu’il a été porteur surtout d’un rêve de refondation démocratique. L’élan formidable d’avril 1980 tend ainsi à être réduit, au mieux, à un sursaut générationnel contre le déni identitaire, sinon à une compréhensible exigence « socio-linguistique » injustement brimée par l’idéologie stalinienne post-indépendance. Avril 2001 ?

L’expression radicale d’un marasme social qui trouvera sa solution dans des plans de développement spéciaux pour la Kabylie. Exit donc la possibilité d’offrir des prolongements politiques à la revendication, comme ont tenté de le faire les artisans du printemps berbère. Ce n’est sans doute pas un hasard que la quasi-totalité de ces militants se retrouvent encore, 29 ans après, pour les plus coriaces d’entre eux, à crapahuter sur les chemins ingrats de l’opposition, lors même où la Kabylie est conviée à festoyer et à « tourner la page ». L’histoire est un éternel recommencement, dispose l’adage, et l’on a vu le même groupe politique qui structure globalement la substance symbolique d’avril 1980 se faire traiter de traître pour avoir appelé au boycott de l’élection du 9 avril dernier, comme il le fut lorsqu’il a impulsé les événements qui ont suivi la fameuse interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri à Tizi Ouzou. C’est là une autre prouesse du pouvoir politique qui réussit ainsi à bouter sur la touche des hommes et des courants politiques qui ont porté un combat pour subrepticement, et moyennant une œuvre de récupération au long cours, s’octroyer les mérites de l’œuvre de « réconciliation avec soi-même ». A y regarder de près, bien au-delà du paradoxe, c’est un instantané révélateur des mœurs et mode de gestion politiques que donne à apprécier ce double anniversaire. L’opposition démocratique n’est plus seulement traquée sur l’espace public et médiatique. Il s’agit désormais de s’approprier son patrimoine symbolique et ses mythes fondateurs pour achever de la neutraliser.

 

Par Mourad Slimani

 

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 22:49


Le programme «éco-lumière» pour la diffusion d’un million de lampes  Économiques dans les ménages sera lancé ce dimanche par l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’Energie (APRUE) en présence du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khellil.

 

Le lancement de cette opération se déroulera au siège de la Société de distribution d’électricité et du gaz d’Alger, Sonelgaz (SDA). Selon les initiateurs de ce programme, il s’agit de faire promouvoir les lampes favorisant une économie de l’énergie tout en facilitant l’accès des Algériens à ce produit dont le prix reste encore cher.

Ce programme national de rationalisation de la consommation de l’énergie, mis en place par l’APRUE, vise, à moyen terme, de réduire la consommation électrique entre 20 et 30%, avait annoncé, en décembre, Mohamed Salah Bouzeriba, DG de cette Agence.

Une première quantité de 250.000 lampes de première qualité (durée de vie moyenne de dix ans avec une consommation 5 fois moins que les lampes à incandescence) est déjà arrivée en Algérie. Ces lampes à basse tension seront vendues aux citoyens à un prix soutenu par le Fonds national pour la maîtrise de l’énergie (FNME) dans les agences de la Sonelgaz à seulement 150 dinars l’unité au lieu de son prix réel estimé à 800 dinars.

Le plan d’action de l’APRUE pour une meilleure rationalisation de la consommation de l’énergie s’appuie sur trois axes: une sensibilisation de la population, le retrait du marché local de tous les équipements énergétivores (ampoules à incandescence, résistances électriques, articles électro- ménagers moins efficaces…) et, enfin, encourager l’utilisation des lampes et des équipements à basse consommation électrique.

Selon l’APRUE, il est urgent de maîtriser la consommation énergétique en Algérie vu que les besoins ne cessent de croître d’année en année  Les équipements énergétivores, à l’exemple des climatiseurs et des résistances, sont les principales causes de cette hausse de la consommation électrique.

L’APRUE oeuvre pour l’interdiction de ces équipements à moyen terme. Des standards internationaux pour la classification des articles électroménagers de A à G seront introduits dans le marché local. Selon une étude effectuée par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG).

Cette opération, financée par le Fonds national pour la maîtrise de l’énergie (FNME), ciblera, pour la première année, cinq wilayas du pays, à savoir Alger, Tipasa, Blida, Boumerdès et Tizi-Ouzou, représentant 1,2 million de ménages.

Source : le financier

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 21:25

                                             


Si les investisseurs étrangers et leurs différents représentants que nous avons rencontrés

sont unanimes à dire que «l'Etat algérien est souverain dans ses décisions», ils estiment cependant que les officiels algériens ont été peu loquaces sur ces orientations jugées peu claires. «On s'est adressés au ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements et à l'Agence nationale de développement des investissements mais apparemment cela les dépasse», note avec une pointe d'inquiétude Andreas Hergenröther, président de la chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie. «On ne sait pas qui est réellement concerné, si ces mesures sont intemporelles ou limitées dans le temps. Il y a une incertitude qui est un facteur de frein. Même les administrations en charge d'appliquer ces mesures ne sont pas plus informées que nous», fait-il valoir.

L'Algérie donnerait l'impression de jeter le bébé avec l'eau du bain, constatent certains de nos interlocuteurs. «Avec ce type de mesures l'Algérie lance de mauvais signaux aux investisseurs étrangers», commente un responsable au sein d'une entreprise étrangère qui a requis l'anonymat qui plaide lui aussi pour «un effort de communication pour expliquer le pourquoi de ces mesures afin que les investisseurs aient une image plus claire sur l'environnement algérien».


De nombreuses questions taraudent les esprits des responsables des sociétés étrangères depuis que le gouvernement algérien a opté pour cette nouvelle politique. «Les circulaires du Premier ministre peuvent-elles avoir force de loi et annuler d'autres lois telle que l'ordonnance sur les investissements qui a été adoptée par l'Assemblée populaire nationale
(APN) ?

L'Algérie peut-elle remettre en cause des engagements bilatéraux tels que les accords de protection des investissements ou les conventions de non double imposition?»
, s'interroge ainsi l'un d'entre eux, tout en dénonçant l'approche manichéenne adoptée par le gouvernement qui répartit les investisseurs étrangers en deux catégories : «les méchants prédateurs» et les «bienfaiteurs ». «Il n'y a pas de prédateurs et de bienfaiteurs. Ce qui compte pour un investisseur étranger, c'est la rentabilité. Tout le monde a tiré sur Renault lorsqu'il avait décidé de s'implanter au Maroc, mais personne ne s'est remis en cause et n'a cherché à comprendre pourquoi il a choisi cette destination au lieu del'Algérie», fait-il remarquer.


source :El Watan

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 19:14
Un chimiste algérien au chômage a été condamné, hier, mardi, à neuf ans de prison par un tribunal britannique pour avoir pulvérisé une mixture composée de ses excréments dans plusieurs magasins et un pub, a rapporté l’AFP. Sahnoun Daïfallah, 42 ans, avait transvasé sa mixture – urine et matières fécales – dans un récipient de 1,5 litre de désherbant qu'il transportait dans un sac pour ordinateur portable modifié pour permettre à l'embout de dépasser. Equipé de cet attirail, il a mené des attaques en mai 2008 dans plusieurs supermarchés de la région du Gloucestershire et aspergé d'un produit malodorant des ouvrages pour enfants dans une librairie et dans un pub. Ces agressions ont causé quelque 700 000 livres sterling de dégâts et de pertes de revenus.

En perquisitionnant chez lui, la police avait découvert des réserves de sa mixture ainsi que des plans pour la disperser dans plusieurs villes britanniques, dont Bristol et Birmingham. «Vos actions démontrent un total mépris pour la sécurité du public et vous avez causé une angoisse et une inquiétude considérables», a déclaré la juge du tribunal de Bristol en annonçant la sentence. Elle a notamment rappelé que Sahnoun Daïfallah imaginait des attaques à l'aide d'armes biologiques afin d'effrayer le public. «Vous avez mobilisé une importante quantité de policiers et de techniciens médico-légaux car la nature des substances était inconnue», a-t-elle relevé. L'Algérien diplômé en chimie industrielle avait été déclaré coupable le mois dernier de quatre chefs d'accusation, dont contamination de nourriture et possession d'une arme, en l'occurrence un lance-pierre.

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 00:17

Barack Obama «manque d'expérience», José Luis Zapatero «n'est peut-être pas très intelligent» et «José Manuel Barroso brille surtout par son absence». Rapportées par Libération, les considérations assassines du président français, Nicolas Sarkozy, sur ses homologues, lors d'un déjeuner avec des parlementaires, ont déjà fait le tour de la presse internationale.

L'Elysée a beau démentir, l'arrogance française a encore frappé. On le connaissait «vantard, hyperactif et familier, mais, cette fois, Nicolas Sarkozy s'est surpassé», note le quotidien britannique The Guardian. En l'espace d'un déjeuner, «le président français s'est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter le Premier ministre espagnol. Seul Silvio Berlusconi a été épargné. Et pour cause : à en croire Nicolas Sarkozy, «l'important dans la démocratie, c'est d'être réélu».

Et Berlusconi, il a été réélu trois fois. «Deux fois seulement», corrige le New York Times. Rappelant «le goût de l'action» du chef de l'Etat français, le quotidien américain se borne à un exposé acerbe des prétentions françaises. «Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique». C'est «la fin de la courte lune de miel franco-américaine», ironise The Times.

Côté espagnol, la polémique a rapidement pris de l'ampleur. A en croire El Pais, les démentis de l'Elysée n'ont pas convaincu. Beaucoup sont montés au créneau pour défendre le Premier ministre socialiste. Même le vice-secrétaire de la communication du PP (Parti populaire, droite), Esteban González Pons, s'est dit gêné. «Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s'il a parfois raison. Zapatero est notre chef d'Etat, c'est comme ça, s'il est attaqué, nous devons le défendre».

 Source : le temps

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 23:20

Que sont-ils devenus huit ans après ? Que proposent les archs face à l’amnésie - et l’impunité - qui risque de rayer des mémoires les jeunes assassinés en 2001 lors des émeutes en Kabylie ? Retour sur les vestiges des enfants terribles du Printemps noir.

 

 

Ils sont nés, il y a huit ans, dans le feu des événements du printemps noir. Ils ont porté l’espoir, mais aussi la douleur de toute une région martyrisée, avant d’être voués aux gémonies, oubliés ou phagocytés par le pouvoir, raillés ou piétinés par les partis politiques. Enrayés de la scène médiatique et politique, ils continuent pourtant d’exister chez les exclus, les blessés et les sinistrés. Dans les rues de Tizi Ouzou, il n’est pas rare qu’une âme en peine demande un renseignement : « Où se trouvent les archs ? » L’APC et la wilaya, c’est pour les pistonnés, les hommes et les femmes bien mis, pouvant enjamber la barrière de sécurité. Les archs, c’est pour les sans-grade, les laissés- pour-compte.

 


 

A ce jour, aucun gendarme n’a été jugé, mis à part Mestari (l’auteur des premiers coups de feu, libre après deux ans de prison, ndlr). Pourtant, 126 personnes ont été assassinées pendant ces journées noires. "Les dossiers ont été transférés en 2005 devant les juridictions civiles, des parties civiles ont été auditionnées, mais tout a été bloqué », dénonce Abrika, qui ajoute : « Tant qu’il n’y a pas jugement des gendarmes et que la lumière n’est pas faite, on est condamné à vivre des situations similaires ou plus graves ». Le pouvoir a renié ses engagements, mais les archs ne s’avouent pas vaincus et ne tournent pas le dos à leur combat. « Ce n’est pas fini. On n’a pas atteint nos objectifs. La commission de wilaya ne s’est pas réunie depuis 6 mois alors qu’il y a encore de nombreux dossiers de victimes, de blessés et de sinistrés en suspens », dit Abrika. « Tant que l’impunité règne dans notre pays, on est moralement interpellés », ajoute-t-il, en se désignant comme l’ex-porte-parole de la délégation du mouvement citoyen des archs. La qualité de « délégué » n’est plus en vigueur, puisqu’elle était soumise à un « mandat direct de la population ». Les animateurs des archs,sont liés par le protocole d’accord signé le 15 janvier 2005 avec l’ex-chef de gouvernement et actuel Premier ministre. Ce dernier n’a pas rappelé les archs depuis son retour au gouvernement en juin dernier. « Le régime s’est renforcé, tandis que les forces d’opposition ont été affaiblies, conclut Abrika. La société civile ne reprendra ses forces que si la classe politique reconnaît ses erreurs et ses échecs avant de formuler une alternative viable ».

 

Source :El Watan

C’est au siège des archs qu’une table ronde est prévue demain avec la participation de Mohand Issad, juriste ayant présidé la commission d’enquête sur les événements de Kabylie. Huit ans plus tard, il y a urgence de réitérer les conclusions du rapport d’enquête, devant une amnésie naissante. Les archs ont assisté en spectateurs impuissants aux dérives de la campagne électorale, qualifiée de « vaste manipulation ». Bouteflika déclarait il y a vingt jours à Tizi Ouzou ne pas savoir ce qui s’est passé lors des événements de 2001, alors qu’il affirmait le 12 mars 2002, rappelle Bélaïd Abrika, que 24 gendarmes étaient aux arrêts en attente d’être jugés devant des juridictions civiles. On s’y rend pour dénoncer les mauvais traitements subis dans les administrations publiques, soumettre ses dossiers oubliés, sa détresse niée par les pouvoirs publics. « Les archs ? Allez-y plus haut, c’est près du secteur militaire », répond-on aux anonymes, pressant le pas, pourchassés par la bureaucratie et le mépris. Il est possible de se rendre à pied au siège des archs, car la voiture est indésirable. « Circulez ! Interdiction de stationner », lance un militaire à partir de sa guérite. L’on est devant la permanence des archs, mais elle est coincée entre le secteur militaire et un commissariat de police. Une attribution de local qui ressemble à un coup fourré. Les archs sont abrités, mais aussi mis sous haute surveillance. A l’intérieur de la permanence, l’on voit des affiches contre l’élection présidentielle du 9 avril, exigeant la levée de l’impunité. Des affiches que l’on a rarement vues pendant la campagne électorale. L’appel au boycott lancé par les archs est resté confidentiel, de même que l’« action de défiance » programmée pour le jour de la visite du candidat Bouteflika à Tizi Ouzou a fait long feu. « Nous sommes affaiblis, c’est clair, comme toutes les organisations politiques et de la société civile », reconnaît Bélaïd Abrika, qui rentre de l’université, où il donne des cours d’économie. Patriarche à 40 ans, le port haut et la barbe sans changement depuis 2001, Abrika met la main aux préparatifs de la journée du samedi 18 avril, commémorant le 8e anniversaire du printemps noir.
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 22:33


La Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) lancera le micro crédit mutuel rural à partir du 2e semestre 2009. Selon le DG de la CNMA, Kamel Arba, ce produit sera mis en place suite à la transformation de ses statuts, sachant que la filiale bancaire n'est plus en activité. 

Dans le cadre de sa nouvelle structuration, la CNMA «créera deux mutuelles dont la première pour l'activité bancaire et l'autre investie dans les assurances», a précisé M. Arba.

Un travail est déjà entamé pour réaliser le changement du statut qui s'effectuera dans un délai minimum de trois à quatre mois, et ce, pour adapter les textes réglementaires aux nouveaux besoins.

La branche leasing ne figurera plus parmi les activités de la CNMA, a-t-il encore annoncé.
Pour concrétiser les changements décidés, la CNMA a fait appel aux experts nationaux et étrangers, notamment des Français et des Canadiens. «Ces derniers ont une expérience dans le crédit mutuel et le crédit coopérative.

Nous étudierons l'ensemble des propositions avec eux pour prendre la meilleure solution qui s'adapte au contexte national», a-t-il expliqué.

Pour le volet formation du personnel, la Caisse de mutualité agricole a fait appel à des banques françaises comme le Crédit mutuel rural. L'état d'avancement du dossier est de l'ordre de 40%, selon notre interlocuteur.

Axée sur la sensibilisation des intervenants du monde agricole en vue adhérer à la mutuelle, la nouvelle stratégie de la CNMA vise des micro crédits de campagne pour un montant ne dépassant pas les 20 à 30 millions de DA.

«Nous allons alléger les procédures d'octroi de crédit pour permettre aux agriculteurs de se développer», relève le responsable. L'autre objectif est la modernisation de l'assurance et l'amélioration de la commercialisation des nouvelles polices.

En attendant le lancement de l'assurance sécheresse dans un délai de deux ans, la mutuelle assurance mettra en œuvre de nouvelles polices destinées, entre autres, à la filière tomate et datte.

Les agriculteurs et les éleveurs peuvent également compter sur la mutuelle en ce qui concerne le respect des techniques d'exploitation de leurs cultures. L'objectif étant de prévenir, entre autres, les éventuelles maladies. «Nous les accompagnons pour développer une agriculture moderne», fait remarquer M. Arba.

Des extincteurs pour les céréaliers
Pour protéger la culture céréalière contre les incendies, les moissonneuses batteuses seront équipées d’extincteurs que financera la CNMA. Même ceux qui ne sont pas assurés auprès de la CNMA, seront équipés gratuitement, a avancé Kamel Arba, en mettant l'accent sur les profits tirés par cet acte.

Ouverture de nouvelles agences
La CNMA se rapproche davantage des agriculteurs. De nouvelles caisses seront ouvertes dans les prochains mois, notamment dans les wilayas de Tindouf, de Tamanrasset et de Naâma.

La CNMA, qui compte actuellement 62 caisses régionales, portera le nombre de ses agences à 66 en plus des 340 bureaux locaux.

«Nous sommes présents à Bordj Badji Mokhtar», a dit, avec un air de fierté, Kamel Arba, selon qui, ce sont les agriculteurs qui réclament la présence de la CNMA dans leur wilaya. «Notre objectif est de nous rapprocher plus des agriculteurs».

Parallèlement à l'ouverture d'agences bancaires, de nouvelles agences d'assurances seront également implantées dans les mêmes wilayas.

Assainissement des dossiers des sinistres
La CNMA assurance s'attelle actuellement à assainir les anciens dossiers des clients, parallèlement à une importante campagne de sensibilisation pour inciter les intervenants de la filière agricole à souscrire des polices d'assurance, surtout contre les aléas climatiques.

La mutuelle assurance lancera la micro assurance, destinée aux petits paysans et éleveurs. Ces petits agriculteurs bénéficieront d'un service répondant à leurs besoins en vue de leur garantir un minimum de protection en cas de sinistre, a indiqué Kamel Arba. Un appel aux agriculteurs pour moderniser leurs techniques culturales est lancé.

«Nous allons mettre les moyens sur la prévention», a-t-il prévu. Ceci permettra de réaliser une meilleure productivité, limiter les dégâts et garantir des profits pour l'agriculteur et le secteur économique.

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 21:44

Une très bonne initiative que se propose de mettre en œuvre prochainement,durant le mois d’Aout 2009, le comité de village de Ait Zaim,commune de Maatkas en collaboration avec l’association culturelle « thakdjdith » et qui consiste à l’organisation d’un grand mariage collectif au bénéfice des jeunes du village.

 A noter que c’est la première fois que ce genre de manifestation est organisé dans la région au bonheur de tous les jeunes pour qui la célébration de mariage est devenue problématique du fait des frais coûteux.

 D’après nos sources, il y aurait actuellement 10 jeunes qui se sont portés sur la liste ouverte a cet effet, au niveau du bureau du comité de village, qui sont intéressés par ce projet d’aide. L’aide consiste à l’attribution aux mariés d’une chambre à coucher, des vêtements pour les couples et la prise en charge par le comité de la restauration de tous les invités.

Cette très bonne initiative qui vient a point nommé pour redonner espoir a beaucoup de jeunes qui voulaient passer ce cap mais que les conditions de vie rendait des fois difficile à concrétiser.

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 22:49

Les points de vue que vous développez dans l'édition d'El Watan d'hier insistent sur «les conditions défavorables de l'exercice politique» auxquelles sont confrontés les partis de l'opposition démocratique. «L'opposition démocratique a-t-elle perdu la bataille de la lutte politique et toutes ses aptitudes à encadrer et mobiliser la société ?», s'interroge l'un de vos éditorialistes. Le politologue Mohammed Hachemaoui répond par l'affirmative. Pour lui, cet échec a été programmé pour maintenir le statu quo politique. «Je crois que cette situation a été voulue par un régime autoritaire qui a empêché toute action et toute institutionnalisation de l'autonomie politique et syndicale. Nous vivons sous l'Etat d'urgence qui donne des pouvoirs exceptionnels à la police. Et cet Etat empêche l'institutionnalisation d'une classe politique et d'une société civile » « Du maintien de l'état d'urgence découlent tous les interdits, notamment celui de manifester, d'organiser des meetings, de créer des cercles de rencontres entre citoyens. Ce que la Constitution autorise, l'Etat d'urgence le pénalise»

 

Nul ne peut contester les arguments mis en avant dans ces différents points de vue pour expliquer «l'incapacité des partis de l'opposition démocratique à encadrer et mobiliser la société». Ces mêmes arguments sont d'ailleurs repris par les dirigeants de l'opposition pour justifier leur impuissance chronique. Rien d'étonnant à cela, l'essentiel, pour ces derniers, étant d'évacuer la question de leur responsabilité propre dans l'affaiblissement et l'atomisation de l'opposition démocratique.

 

Permettez-moi de relever que la question essentielle de la responsabilité des dirigeants de l'opposition démocratique n'a malheureusement pas été abordée dans les différents articles publiés dans votre édition d'hier. Elle en appelle pourtant une autre. Tout aussi fondamentale pour dresser un état des lieux de la mouvance d'opposition démocratique. Existe-t-il une culture démocratique dans les organisations politiques se réclamant de l'opposition démocratique ? Cet angle d'approche aurait permis de mieux comprendre «l'impasse ruineuse» et «l'essoufflement du militantisme citoyen».

 

 Le déficit démocratique à l'intérieur même des partis, se réclamant des valeurs universelles, jette un discrédit sur leurs actions. Leur incapacité en tant que partis politiques à fonctionner selon des normes démocratiques minimales, consignées pourtant dans leur projet de société, ne contribue pas à rehausser l'image de «l'opposition démocratique ». Faut-il s'étonner, dans ces conditions, de l'absence de vie organique et politique au sein de ces organisations réduites à l'état d'appareils. Comment espérer voir émerger une «culture de dialogue » indispensable à toute action collective, a fortiori à la construction d'un pôle démocratique alternatif au pouvoir en place ?

 

Le constat de l'un de vos journalistes est sans appel « ... il faut bien le dire, l'opposition, ses partis et ses personnalités confondus, n'arrive pas à tirer les leçons du passé. Avant l'élection présidentielle, beaucoup de cercles, ou à proprement parler des groupes théoriquement acquis à l'idée du changement, ont tenté, vainement, de trouver une ébauche pour un rassemblement ». Il est temps pour les organisations se réclamant du camp démocratique de balayer devant leur porte. D'abord en mettant en cohérence leurs discours politiques et leurs pratiques internes. Les Algériennes et les Algériens investiront ces oasis de «vie organique et politique» où le débat militant rimera de nouveau avec «cohérence», «culture du dialogue» et «démocratie ». En donnant du temps au temps, l'opposition démocratique pourra espérer incarner, aux yeux des Algériennes et des Algériens, une alternative politique, économique et sociale crédible au pouvoir de Bouteflika. Avec vous, j'en conclus qu'«il apparaît aujourd'hui impérieux de réinventer la politique et de renouer avec l'action militante de base.

Les partis d'opposition sont ainsi acculés à lancer de nouveaux chantiers en vue de reconquérir la société».


Par farid AISSANI  in El watan

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Notes

1/ L'impasse ruineuse 2/ Opposition : léthargie ou échec programmé ?

3/ Existe-t-il une vie démocratique en Algérie ? 4/ Réinventer le militantisme citoyen

5/ Entre l'urgence d'un rassemblement et d'inutiles scènes de ménage

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 16:36

Les partis d’opposition n’arrivent plus à mobiliser

Le 9 avril 2009 est pour les partis d’opposition synonyme d’un réveil douloureux. Les leaders de ces formations politiques, comme les observateurs de la scène nationale, l’attestent. Ils sont conscients de la situation et ils se sont mis d’accord sur la nécessité de faire le bilan de l’opposition démocratique et d’étudier les solutions permettant d’aboutir au changement du système, tant souhaité.

Le bilan semble évident. Les partis dits d’opposition démocratique ne mobilisent plus dans la société. Ils se retrouvent dos au mur et dans l’incapacité de réaliser le rêve d’octobre 1988. Cette situation impose plusieurs questions : pourquoi sommes-nous arrivés à cette situation ? L’opposition démocratique a-t-elle perdu la bataille de la lutte politique et toutes ses aptitudes à encadrer et mobiliser la société ? A-t-elle échoué ou a-t-on programmé son échec pour favoriser le maintien du statu quo politique ? Les partis et les spécialistes de la scène politique nationale privilégient la dernière hypothèse. C’est ce qu’explique le politologue Mohamed Hachemaoui. « Je crois que cette situation a été voulue par un régime autoritaire qui a empêché toute action et toute institutionnalisation de l’autonomie politique et syndicale. Nous vivons sous l’état d’urgence qui donne des pouvoirs exceptionnels à la police. Et cet état empêche l’institutionnalisation d’une classe politique et d’une société civile », explique-t-il.

Pour notre interlocuteur, le maintien de l’état d’urgence, depuis 1992, et les pratiques du pouvoir qui vont de la répression musclée à la corruption politique en passant par la cooptation et le clientélisme ont des conséquences néfastes sur l’opposition. Afin d’avoir une intelligibilité de cette situation, il faut, dit-il, remonter à la fin des années 1980 et au début de la dernière décennie. « De tous les partis qui sont nés après la libéralisation de la vie politique, il y en a trois qui ont une base sociale et qui ont pu mobiliser, en l’occurrence le FIS, le FFS et le FLN. Les autres n’avaient pas d’ancrage, mais ils ont, en revanche, bénéficié d’une forte médiatisation », souligne-t-il. Selon lui, la programmation de l’échec de l’opposition a commencé après l’arrêt du processus électoral en 1992. La parenthèse de l’ouverture politique entamée, en 1989, a été vite refermée suite à l’éviction du gouvernement réformateur en 1991. « On était dans une époque de sortie du régime autoritaire et ce conflit (éviction des réformateurs) a remis en cause la libéralisation politique », enchaîne-t-il. Comment ?

Le renvoi des réformateurs et la mise en place de l’état d’urgence ont favorisé, soutient-il, la sauvegarde du système puis sa consolidation. « La répression, le terrorisme et la violence qui ont duré plus d’une dizaine d’années ont fait qu’il ne reste des partis d’opposition que des lambeaux. La preuve est qu’ils ne peuvent plus mobiliser », ajoute-t-il. Cette situation a un coût très élevé pour les partis d’opposition. Il est difficile pour eux de mobiliser, de s’unir et de jouer un rôle de socialisation de la société. « Dans un régime autoritaire, l’opposition a un coût très élevé. La répression est très élevée. Résultante : la désaffection de la sphère contestataire », indique-t-il, en précisant que ce sont les partis qui ont le plus souffert de la désaffection. Pourquoi ne s’unissent-ils pas pour déjouer les tentatives du pouvoir de les affaiblir davantage ? Citant l’exemple du RCD et du FFS, Mohamed Hachemaoui relève des clivages et des divergences de fond qui font qu’une éventuelle union entre les deux partis est impossible. Il s’agit, note-t-il, de la différence dans la conception de la crise et de la sortie de crise. Les formations de Sadi et d’Aït Ahmed ont adopté des choix politiques diamétralement opposés. « L’un s’inscrit dans l’opposition radicale au régime depuis 1962 (le FFS) et l’autre se positionne dans une situation de soutien critique au régime », illustre-t-il. Mais cela ne suffit pour expliquer la situation inconfortable dans laquelle se trouve le pôle démocratique. Les partis sont aujourd’hui en panne d’idées et d’actions. Le FFS, le RCD, le MDS… affichent tous une volonté d’entreprendre des actions sur le terrain et de se rapprocher de la société. Toutefois, la nature de ces actions demeure la grande inconnue. Comment faire pour se réapproprier le terrain ? Comment faire pour remobiliser leurs bases respectives et fédérer les forces du changement comme ils le disent ? Il revient à ces partis et à eux seuls de répondre à la question.

Source ;El watan

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