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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 23:52
Cassis, à quelques encablures de marseille La belle des calanques est là ! « Quand le Bon Dieu en vient à douter du monde, il se rappelle qu’il a créé la Provence », dit aussi le poète Frédéric Mistral. Il faudrait désormais ajouter Cassis et ses calanques. Le poète provençal avait aussi raison de dire : « Qu’a vist Paris e noun Cassis a ren vist. » (qui a vu Paris et pas Cassis n’a rien vu) Plus de cent ans plus tard, sa phrase s’est muée en dicton populaire. Il est déclaré avec fierté par chacun des 8000 habitants de ce village situé à quelques encablures seulement de Marseille. Cassis se découvre comme une bonne nouvelle. Surtout quand on y vient par la route de la Gineste qui serpente sur dix kilomètres à travers la garrigue au départ de Marseille. Il ne viendrait pas à l’idée d’un Marseillais d’arriver autrement. Et les vacanciers, fraîchement débarqués de la gare Saint-Charles, louent volontiers une voiture pour faire ce trajet, plutôt que de suivre la monotone autoroute. Du haut de la Gineste donc, Cassis paraît dans toute sa splendeur. Le cap Canaille surgit d’un coup, dans les dernières courbes, falaises de 363 m de haut longeant toute la baie et plongeant abruptement dans la mer qui brille comme un diamant. Les fameuses calanques lui font face. Pour l’heure, on n’en voit qu’un bout, mais qu’importe, on devine déjà la côte dentelée dans le calcaire éclatant de blancheur, des plages de roche artificielle résultant de la taille de la pierre de Cassis dont on a fait bien des escaliers et monuments urbains dans le monde, de Marseille à Suez, en passant par... la baie d’Alger. Une eau fraîche et turquoise Un paysage que les peintres aussi pointillistes, de Matisse à Derain, ont rendu mondialement célèbres. Puis le village se découvre comme une carte postale : autour de l’église et du port s’enroulent de petite maisons aux murs ocres léchés par le soleil, où s’agrippent bougainvilliers, agapanthes et autres plantes vivaces et colorées au milieu des massifs de lavande, entre cyprès, pins maritimes et palmiers. On se promène sur les quais, longeant les barques de pêcheurs qu’on appelle « pointus », les voiliers et les dizaines de bateaux-promenades qui emmènent les touristes découvrir les calanques, Port-Miou, Port-Pin, En-Vau, joyaux de roche baignés d’eau turquoise, cristalline, qui n’ont rien à envier aux exotiques îles océanes. Tôt le matin, ou le soir à la fraîche, on peut y croiser des alpinistes, qui font de la varappe aux dessus des flots. Des voiliers y jettent l’ancre. Ceux qui n’ont pas de bateau randonnent une heure, parfois moins, pour poser leur serviette dans des criques naturelles, de sable ou de roche, et surtout y prendre un bain. « Quand le bon Dieu en vient à douter du monde, il se rappelle qu’il a créé la Provence », dit aussi le poète Frédéric Mistral. La phrase fait sourire les estivants, enfants du pays mais aussi Anglais, Allemands, Norvégiens qui, après s’être baladés dans les calanques, avoir pris un bain de soleil au bord d’une des nombreuses piscines des villas secondaires, ou bronzés sur une des petites plages de Cassis, s’arrêtent, à l’heure de l’apéro, vers 19 h-20 h, sirotent un bon vin rosé ou blanc frais de Cassis, accompagné d’olives vertes, à l’une des terrasses du port. Havre de paix où le temps semble en suspens, et le chant des cigales couvre les bruits du monde.
Par Yacine Farah in el watan

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