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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 07:30

                                 Dès le début de la campagne officielle, certains médias internationaux ont pris le pouls de l’Algérie. A l’aube du vote, ils s’intéressent plus aux enjeux de société qu’aux gesticulations purement politiques.

«Alger se prépare sans passion à la réélection attendue du Président Bouteflika», titrait Le Monde samedi dernier. A l’instar du quotidien français, nombre de titres internationaux ont relevé le peu d’enthousiasme suscité par la campagne présidentielle. L’agence de presse Reuters est allée jusqu’à parler d’«apathie» d’un pays qui sait à l’avance le nom de son futur président et qui n’est pas dupe du manque criant de «défis de taille». La joute électorale indiffère dans les rangs du peuple, tel est le constat partagé à l’unisson par les médias dont le regard extérieur scrute plus ou moins attentivement l’Algérie. Mais, pour l’heure, c’est davantage la presse francophone et arabe qui a visité les bas-fonds de la campagne, tandis que l’espace médiatique anglo-saxon s’est peu penché sur les prémices de l’élection. La manière d’appréhender la campagne électorale se révèle en outre bien différente dans les colonnes de journaux étrangers que dans la presse algérienne, qui suit de près les discours politiques des candidats, leurs déplacements et leurs déclarations grandiloquentes au peuple algérien. «On essaie de faire ressortir les enjeux de la société algérienne aujourd’hui, à la fois les défis et les soucis que porte le pays, analyse Armen Georgion, journaliste de la chaîne d’information internationale France 24. Nous ne sommes pas dans une logique politicienne et parlons peu des programmes des candidats, par exemple, car ce n’est pas ce qui importe au public international.» Caractérisée par une audience métissée, la chaîne accorde une importance d’autant plus grande à l’élection qu’elle touche, pour une large part, un public arabophone, naturellement curieux de savoir ce qui se déroule au Maghreb, et un public francophone marqué par son rapport étroit à l’Algérie. Mais si la tendance est souvent de souligner les traits les plus noirs du pays, le reporter de France 24 tient à rappeler qu’«on ne vient pas pour assassiner l’Algérie». Pour la plupart des journalistes étrangers, le rendez-vous -clé reste celui de demain. Même si les cartes sont d’après eux jouées d’avance, les médias internationaux seront sur le qui-vive pour la couverture en direct de l’élection, le jour du vote et dès le lendemain pour la proclamation des résultats. En amont, la plupart des spécialistes du Maghreb -qu’ils travaillent pour la télévision, la presse écrite ou la radio, à l’image de RFI (Radio France Internationale)- profitent de la couverture de l’élection pour sillonner le pays, et ramener avec eux leurs lots de reportages. L’actualité politique algérienne s’est, par ailleurs, faite toute proche pour les journalistes basés en France ou en Belgique, grâce au vote anticipé de la communauté algérienne. Le quotidien régional La Voix du Nord, enraciné dans la partie nord de la France, a ainsi fait écho de la démarche citoyenne de ces derniers jours, comme à Roubaix, où la communauté algérienne constitue une frange importante de la population. «Dans la file d’attente, rares sont ceux qui se risquent à pronostiquer autre chose qu’une réélection du Président Bouteflika», relate ainsi l’article, qui part de la réalité locale pour finalement rappeler la teneur politique de l’élection et la liste des candidats en lice. L’AFP a eu recours, quant à elle, à quelques dépêches pour raconter le déroulement de ce scrutin, notamment à Lyon et à Marseille, en mettant l’accent sur la forte mobilisation. Alors que c’est au tour des wilayas algériennes de passer à l’acte, l’attention médiatique reste fluctuante. Sans surprise, les organes d’information versés dans l’actualité internationale ou sensibles à la scène politique africaine - de TV5 Monde à l’hebdomadaire Jeune Afrique- sont les plus impliqués. Les médias internationaux apparaissent cependant moins investis qu’ils ont pu l’être pour d’autres élections. De cet événement à l’issue trop prévisible, ils n’attendent en effet ni coup d’Etat ni coup d’éclat.

Source :L’expression

 

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