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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 20:37


La lecture d’une phrase dans un article paru le 12/03/2009 dans le journal « Liberté » relatif au colloque maghrébin sur le financement de la Pme organisé par l’ABEF m’a fait rebondir, tant la phrase de par son cru détonait de manière criante sur la réalité de la situation, au sujet du financement des Pme par les banques publiques.

Selon l’article ; « les établissements bancaires estiment qu’ils n’ont pas à prendre de risques inconsidérés et que rien ne les y contraint ».

Dans la première partie de la phrase, les établissements bancaires estiment qu’ils n’ont pas à prendre de risques inconsidérés car à ce jour l’acte de gestion bancaire demeure en Algérie un acte difficile, pour lequel son auteur est passible de prison, du fait de sa non dépénalisation.

Aujourd’hui  en tant que responsable dans une banque algérienne publique, lorsque vous délivrez du crédit et vous avez mal géré le risque sur ce crédit vous pouvez êtes passible de prison pour le motif non moins évocateur « délapidation de biens publics » ce qui d’ailleurs explique, en partie la lourdeurs des procédures et la demande excessive de garanties.

Quant a la deuxième partie de la phrase «  et que rien ne les y contraint »c’est vrai aujourd’hui aucune contrainte n’est exercé sur le banquier pour l’inciter a libérer plus de crédit à l’économie, je veux dire par la contrainte matérielle par les salaires ,il n y aucun intéressement au chiffre d’affaire, c’est beaucoup plus de l’administratif,disons que tout le monde est logé a la même enseigne,que vous soyez une agence bancaire qui réalise un bon chiffre d’affaire ou une autre qui ne fait rien , le bénéfice réparti a la fin de l’année (s’il y a bénéfice) est distribué de manière égale entre tous les employé de l’institution, la même quote-part pour le chauffeur , pour le chef département crédit qui engage souvent sa signature,la même chose pour le directeur d’agence qui fait 2000 opérations par jour et celui qui est dans une agence qui ne fait que 40 opérations par jour, ce qui fait que les compétences non rémunérés dons non stimulés se désengagent et ne sentant nullement concernés pour injecter ou pas plus de crédit a l’économie.

Enfin, je dirai qu’aujourd’hui si on veut réellement stimuler ce rôle des banques pour suivre le développement économique en injectant plus de crédit dans le circuit économique, on doit sans aucun doute passer par une dépénalisation de l’acte de gestion bancaire et rémunérer les compétences  à leur juste volume et valeur de travail.

 

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